Sophie Lerouge, professeure-chercheuse à l’ÉTS et chercheuse affiliée au Centre de recherche du CHUM, vient d’obtenir une Chaire de recherche du Canada de niveau 1 qui se concentrera sur les hydrogels injectables pour les thérapies cellulaires et endovasculaires. Cette distinction est attribuée à ceux et celles qui sont considérés comme des chefs de file mondiaux dans leur domaine, et est accompagnée d’un financement de 1,4 million de dollars sur une période de sept ans.
Spécialiste des biomatériaux et des technologies médicales mini-invasives, Sophie Lerouge dirige un programme de recherche multidisciplinaire visant à concevoir et à démontrer le potentiel clinique d’hydrogels injectables de nouvelle génération. Ces matériaux innovants trouvent des applications dans des domaines aussi variés que la thérapie cellulaire, la bio-impression 3D et l'embolisation endovasculaire.
Pour soutenir ces travaux, Sophie Lerouge et Ali Ahmadi, professeur au Département de génie mécanique de l’ÉTS, bénéficient également d’un financement d’infrastructure total de 124 000 $ de la Fondation canadienne pour l’innovation (FCI), dans le cadre du Fonds des leaders John-R.-Evans, et du ministère de l’Économie, de l’Innovation et de l’Énergie du Québec. Ce soutien permettra de moderniser et d’acquérir des équipements spécialisés pour développer des hydrogels injectables destinés aux thérapies cellulaires et endovasculaires.
En étroite collaboration avec des cliniciens et des partenaires industriels, l'équipe de Sophie Lerouge travaille sur des matériaux et des techniques d’encapsulation cellulaire permettant de stimuler la guérison tissulaire et de régénérer la vascularisation, de créer des modèles 3D de tissus vivants ou de combattre le cancer. D’autres travaux portent sur des agents injectables permettant d’occlure les flux sanguins non désirables.
Grâce à ces innovations, son équipe s’efforce d’améliorer le traitement du cancer et d’autres pathologies chroniques et dégénératives, en proposant des thérapies plus efficaces, moins invasives et plus abordables.
La professeure Lerouge s’appuie en outre sur une démarche de type « laboratoire vivant », un modèle coopératif qui place les exigences concrètes des milieux médical et industriel au centre du processus d’innovation. Cette approche accroît l’impact et la pertinence des découvertes réalisées dans son laboratoire.