La présentatrice, Nellie Brière, commence à parler.
Nellie Brière : Quand j'entends le mot robot, j'ai tendance à penser à un film de science-fiction...
En arrière-plan, un dessin de robot apparaît sur l'écran à partir de la gauche et se déplace vers la droite jusqu'à ce qu'il disparaisse.
Nellie Brière : Des robots qui dansent, des robots qui parlent, des robots qui combattent les forces du mal.
Écran titre, une animation fait apparaître le titre « OUPS DE GÉNIE », écrit en noir sur fond blanc. Ensuite, un C s'ajoute au début du premier mot, transformant le tout en « COUPS DE GÉNIE ». En dessous, le texte « Une initiative de l'École de technologie supérieure » s'affiche, accompagné du logo de l'ÉTS.
Le titre « La robotique collaborative » apparaît ensuite, en rouge et bleu sur fond noir.
On voit le professeur du Département de génie des systèmes de l'ÉTS Vincent Duchesne en train de parler sur un écran de couleur rouge. Son nom et son poste sont affichés en haut à droite de l'écran.
Vincent Duchesne : En fait, les robots n'ont pas beaucoup évolué depuis les années 1970. Ils sont un peu plus beaux, un peu plus performants, un peu moins chers, mais ils n'ont vraiment pas l'intelligence d'un R2-D2 ou d'un C3PO, et ils ne sauvent pas la galaxie, non plus.
On voit un robot de couleur rouge avec un écran en guise de tête. Un autre robot apparaît, portant les inscriptions « Nextage », « Open » et « Kawada » sur ce qui lui sert de torse.
Vincent Duchesne : Ce robot-là s'appelle Nextage, est fait par la compagnie Kawada. Ce n'est pas un robot qu'on retrouve beaucoup en Amérique du Nord, mais il est très populaire au Japon, en ce moment.
La caméra commence à remonter petit à petit, pour ensuite zoomer sur la tête du robot.
Vincent Duchesne : Il a été pensé pour avoir une proportion relativement humaine, pour pouvoir directement aller dans l'espace des humains.
Sur un fond vert, on voit l'image d'un personnage en violet et un autre en orange. Entre les deux, apparaît l'image d'un robot.
Nellie Brière reprend la parole.
Nellie Brière : On pourrait penser qu'un robot collaboratif, il faut absolument que ça ressemble à un humain. Mais on s'est rendu compte que c'est un peu bizarre de travailler avec Goldorak.
Une silhouette noire avec des yeux brillants apparaît en arrière-plan. Nellie se décale ensuite vers la gauche de l'écran, laissant apparaître à sa droite un robot.
Nellie Brière : En fait, un robot collaboratif, ça a simplement l'air d'un outil.
On voit un robot de couleur argentée avec des pièces de couleur bleu pâle.
Vincent Duchesne : Donc, c'est un robot qui ressemble beaucoup aux robots industriels conventionnels qu'on va retrouver dans les chaînes de montage.
Zoom sur le bras du robot portant l'inscription « ROBOTIQ », avec une lumière bleue allumée dessus.
Vincent Duchesne : Mais ils ont un aspect beaucoup plus sécuritaire et ils sont aussi beaucoup plus faciles à opérer.
On voit Vincent Duchesne, en contre-plongée, en train de regarder un écran. Ensuite, on le retrouve à côté du robot aux allures de bras articulé, le tenant et le manipulant.
Vincent Duchesne : Par exemple, celui-ci, on peut le prendre directement par le bras et lui montrer la tâche à réaliser, et ensuite, il va la répéter indéfiniment sans vraiment qu'on ait eu à écrire une seule ligne de code.
Une animation apparaît à l'écran. On y voit un robot posé sur un convoyeur, qui saisit des branches de lunettes et les pose sur la partie correspondante des lunettes, une par une, en continu.
Nellie Brière reprend la parole.
Nellie Brière : Ce qui est quand même cool. Surtout qu'on a non seulement pas toujours envie de les faire, ces jobs-là, mais qu'on a tendance à les faire faire ailleurs.
En arrière-plan, une image de la Terre apparaît.
Vincent Duchesne : Un exemple, c'est une compagnie qui s'appelle Lower Case à New York.
L'Empire State Building, la Statue de la Liberté et le drapeau américain apparaissent sur l'image de la Terre, sur le continent américain.
Vincent Duchesne : Une compagnie qui fait des lunettes made in USA ou made in Canada, c'est pratiquement impossible dans le monde qu'on vit.
Des lunettes apparaissent et partent du continent américain pour se disperser vers les autres continents.
Vincent Duchesne : La compagnie est capable d'avoir ce type de business là parce que c'est un robot qui transporte les pièces, le matériel brut pour faire les lunettes.
On voit à nouveau le robot en train de poser les branches de lunettes sur leur monture.
Retour à un plan de Vincent Duchesne qui est en train de parler face à la caméra. Il y a des robots derrière lui, dans le laboratoire où il se trouve.
Vincent Duchesne : Il permet surtout de créer une compagnie qui est compétitive, qui ne le serait probablement pas en payant plusieurs machinistes pour faire ses pièces.
Nellie Brière apparaît en bas à gauche de l'écran, en train de parler.
Nellie Brière : On s'est rendu compte que pour être plus précis, ils ont besoin aussi de développer le sens du toucher.
On voit des mains qui appuient sur deux capteurs et un ordinateur en arrière-plan.
Nellie Brière : C'est exactement le travail de recherche de Vincent et de son étudiante, Jennifer.
On voit l'étudiante Jennifer Kwiatkowski marchant dans un bureau où il y a de nombreuses personnes devant des ordinateurs. En bas, à gauche de l'écran, son nom est affiché avec la mention : « Étudiante au doctorat en génie, École de technologie supérieure » en dessous.
Elle s'approche de son ordinateur tout en parlant et manipule la souris, ce qui fait apparaître deux carrés bleus à l'écran de son appareil.
Jennifer Kwiatkowski : La majeure partie de ma recherche consiste à enregistrer les réactions tactiles d'un robot en situation de manipulation. J'utilise ces capteurs tactiles qui peuvent détecter les pressions, les vibrations, le mouvement.
Elle prend les deux capteurs tactiles dans ses mains. Zoom sur l'écran où des mouvements sont détectés sur un carré bleu.
On voit à nouveau Jennifer en train de parler.
Jennifer Kwiatkowski : Nous essayons de comprendre comment la manipulation fonctionne et quelles réactions peuvent vraiment améliorer la manipulation.
On voit un robot rouge portant l'inscription « Baxter » en train de bouger ses bras.
On voit maintenant Vincent Duchesne en train de parler à côté d'un homme assis devant un ordinateur. Puis, zoom sur le visage de Jennifer assise devant son ordinateur.
Vincent Duchesne : Mon équipe et moi, on essaie de faire avancer les connaissances des robots, particulièrement dans le domaine de la manipulation des pièces.
On voit Vincent Duchesne tenant une tablette dans sa main gauche et manipulant le bras d'un robot avec sa main droite.
Retour à un plan de Vincent Duchesne en train de parler, assis face à la caméra.
Vincent Duchesne : Prendre un bloc Lego et le laisser tomber, c'est facile pour les robots, aujourd'hui. Mais de prendre plusieurs blocs Lego et les assembler, c'est encore quelque chose qui est vraiment très difficile pour les robots.
Zoom sur le visage de Jennifer qui regarde un écran qu'elle tient dans sa main.
Vincent Duchesne : On espère, dans les 10 années à venir, ouvrir un nouveau pan d'application chez les robots. Donc, les tâches qu'on appelle en mouvements contraints, les tâches d'assemblage, les tâches d'insertion des composantes.
On voit le bras d'un robot qui tient une pièce avec son bras et qui la pose.
Plan sur Nellie Brière en train de parler devant un mur fait d'un assemblage de Lego géants.
Nellie Brière : Au final, les robots collaboratifs sont quand même vraiment loin de pouvoir nous remplacer.
À sa droite, des mains apparaissent, tenant des Lego, et elles assemblent les trois pièces de Lego de couleur rouge, jaune et bleue en les empilant les unes sur les autres.
Nellie Brière : Parce que ce qu'un enfant de deux ou trois ans fait sans trop y penser, ça prend un peu plus de temps pour un robot. Mais avec l'intelligence artificielle, leur courbe d'apprentissage pourrait nous surprendre.
Le mur de briques multicolores derrière Nellie s'effondre. Elle continue de parler, mais maintenant devant un fond bleu.
Nellie Brière : Les forces du mal n'ont qu'à bien se tenir!
*Musique de fin*
Générique en deux plans invitant ceux qui ont visionné la vidéo à visiter le site Web www.etsmtl.ca. Ensuite, apparaît la liste des producteurs, réalisateurs et collaborateurs ayant travaillé sur la vidéo.
Au premier plan, on peut lire :
« Pour en savoir plus sur nos programmes et nos projets de recherche en génie : www.etsmtl.ca »
Second plan :
« Une initiative de l'ÉTS
Conseillère en communication : Chantal Crevier
Professeur : Vincent Duchesne
Étudiante : Jennifer Kwiatkowski
Avec Nellie Brière
Conceptrice / Rédactrice - Marie-Pier Beaulieu
Directeur de la photographie - Louis-Philippe Besner
Monteur / Animateur - Sébastien Panneton
Mix sonore - Francis Renaud-Legault
Directrice artistique / Illustratrice / Animatrice - Amandine Languinier
Coordonnatrice de production - Valérie Lefebvre
Producteur / Réalisateur - Stéphane Olivier
BUCK
Les productions Buck Créatifs 2019 »
Plan de type « blooper» montrant Vincent Duchesne, qui parle tout en manipulant le bras d'un robot rouge.
Vincent Duchesne : Excusez... je me bats un peu avec!