Erik Poirier, professeur en génie de la construction

Le professeur qui voit loin

25 mai 2020
erik poirier ets
Erik Poirier

Si vous croisez Erik Poirier dans un corridor, vous ne pourrez pas le manquer : l’ancien ailier défensif du Rouge & Or de l’Université Laval mesure 6’7’’ – soit 2 mètres très précisément!

Mais ce n’est pas tant en raison de sa stature que le professeur du Département de génie de la construction voit loin : il est parmi les premiers chercheurs à avoir contribué au développement d’une expertise en modélisation de bâtiments et infrastructures, en conjuguant les approches innovantes à la gestion de projets et les nouvelles technologies de l’information.

Entré en poste à l’ÉTS en janvier 2020, Erik Poirier est à développer son plan de recherche de même qu’un cours qu’il enseignera à l’automne dans le cadre du nouveau programme de DESS en génie de la construction portant sur le BIM – Building Information Modeling –  et la construction numérique.

De l’architecture à la gestion de projet 

Au même titre que le football – qu’il a commencé à pratiquer à l’âge de 12 ans – l’environnement bâti est une passion pour Erik Poirier. Lorsque vient le moment de faire des études supérieures, il s’inscrit au baccalauréat en architecture à l’Université Laval, soucieux qu’il est de contribuer au développement des villes. 

« L’architecture repose sur une approche holistique de l’intégration des écosystèmes, en s’attardant à la fois aux interactions entre l’humain et le bâti, et aux aspects sociaux que celui-ci comporte, afin de créer de meilleures villes », résume-t-il.

À la fin de ses études de premier cycle, en 2006, il participe à un programme d’échange international qui le mène en Europe, où il affine sa vision de l’architecture.

En revenant au Québec, il emménage à Montréal pour prendre de l’expérience sur le marché du travail. « C’était le début de l’accélération du virage numérique dans le façonnement des bâtiments et des infrastructures; j’ai notamment implanté une approche BIM au sein d’une firme d’architecture qui m’embauchait », relate-t-il.

Au cours des deux premières années, il réalise qu’il affectionne particulièrement gérer des projets. Il décide alors de s’inscrire à l’ÉTS pour effectuer une maîtrise en génie de construction.

« J’ai choisi l’ÉTS car c’était la seule institution d’enseignement supérieur en génie qui offrait un programme qui conjuguait la gestion de projets aux nouvelles technologies, affirme-t-il. Et aussi parce que la flexibilité du programme me permettait de continuer à travailler tout en faisant ma maîtrise. »

Sa maîtrise en poche, il part travailler en Nouvelle-Zélande et en Australie, et revient au Canada en 2011 pour s’installer en Colombie-Britannique.

Travailleur acharné et déterminé à poursuivre ses recherches académiques, Erik Poirier œuvre pour une firme d’architecte… et amorce un doctorat en génie à l’Universté de la Colombie-Britannique! « Mes recherches se sont effectuées en co-direction entre l’ÉTS et la UBC, ce qui m’a entre autres permis de faire partie du Groupe de recherche en intégration et développement durable en environnement bâti – le GRIDD – que le professeur Daniel Forgues a repris en 2008 », relate M. Poirier. Il a également complété son stage postdoctoral à la UBC.

Professeur et chercheur dédié au virage numérique dans la construction

De retour à Montréal depuis trois ans avec sa petite famille, Erik Poirier est grandement impliqué dans l’avancement de la recherche dans le domaine de la construction numérique, ainsi que dans l’accompagnement des entreprises dans ce virage technologique essentiel au développement durable.

À titre bénévole, il est membre du comité de direction de BuildingSmart Canada, une section de BuildingSmart international vouée à assurer l’élaboration de normes ouvertes et des meilleures pratiques BIM canadiennes. Il assume également la vice-présidence du Groupe BIM du Québec, qui est mandataire du ministère de l’Économie et de l’Innovation pour assurer le virage numérique en construction au Québec, notamment par l’Initiative québécoise pour la construction 4.0. Il siège également sur plusieurs comités de l’Organisme international de normalisation (ISO) qui élaborent les normes en matière de gestion et d’échange de l’information dans l’environnement bâti.

Au plan de la recherche, il se concentre sur la réalisation de projets intégrés et l’optimisation des pratiques de conception, de livraison et d’exploitation de l’environnement bâti. Il se spécialise notamment en gestion des cycles de vie des actifs bâti et à la normalisation et l’intégration des flux d’information de ces cycles de vie. Il prend d’ailleurs part à différents travaux au sein du GRIDD, en plus de le co-diriger avec Daniel Forgues – celui grâce auquel Erik Poirier est d’ailleurs devenu professeur à l’ÉTS : c’est lui qui l’a convaincu de faire le saut.

« J’ai toujours adoré le volet recherche et l’académique. J’ai aussi beaucoup aimé encadrer des étudiants quand je faisais mon post-doctorat à la UBC, mais je ne croyais pas devenir professeur. Quand Daniel m’a contacté, j’ai postulé, et j’ai eu le poste », relate-t-il.

Et Erik Poirier est particulièrement fier et heureux d’avoir joint les rangs de l’ÉTS. « Il n’existe aucun autre programme académique au Québec qui couvre le volet de la transformation numérique dans le domaine de la construction, conclut-il. C’est une chance unique que de pouvoir contribuer à l’intégration des technologies de l’information en gestion de projets et en développement durable! »

Renseignements :
Chantal Crevier
Service des communications
514 396-8800, poste 7893

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