À l’université, le stress, la fatigue et la pression s’accumulent. Dans ce contexte, l’humour noir devient parfois un langage commun, une façon de relâcher la tension, d’exprimer le trop-plein ou le découragement, sans avoir à se montrer vulnérable. Ce réflexe se construit tôt : dès l’enfance, on est exposées et exposés à des dessins animés, des films et des séries où la mort est banalisée, tournée en dérision ou utilisée comme effet dramatique. À force, on apprend à rire de ce qui fait mal.
C’est ainsi que des phrases comme « kill me now » ou « je vais me tirer une balle » s’installent dans le langage courant. On les entend, on les dit, souvent sans y penser. Elles deviennent des figures de style… jusqu’au jour où quelqu’un les dit sans rire. À ce moment-là, le malaise s’installe, et on ne sait plus trop comment réagir.
Derrière ces mots peuvent se cacher des réalités qu’on ne voit pas. Même lancées à la blague, ces phrases peuvent blesser, inquiéter ou masquer une détresse bien réelle. Il est souvent plus facile de rire que d’admettre qu’on ne va pas bien. Changer notre langage, c’est aussi créer une culture où l’on peut dire « ça ne va pas » sans honte.
Pourquoi c’est problématique
Quand on banalise le langage lié au suicide, on contribue à créer un environnement où la souffrance réelle peut passer inaperçue. Pour une personne qui vit avec des idées suicidaires, entendre ce type de blagues peut renforcer le sentiment d’isolement.
Elle peut avoir l’impression que sa détresse n’est pas prise au sérieux. Elle peut hésiter à demander de l’aide, par peur d’être jugée ou minimisée. Elle peut aussi se sentir incomprise, un facteur qui augmente les risques lorsqu’on traverse une période difficile.
Changer nos mots, c’est envoyer un message clair : la douleur mérite d’être entendue, pas tournée en dérision.
Comment savoir si c’est une blague ou un appel à l’aide?
Il est impossible d’être certaine ou certain des intentions derrière une phrase choc. Cependant, on peut choisir de porter attention aux blagues qui sonnent un peu trop vraies. Parce que parfois, derrière un rire ou « haha », il y a quelqu’un qui essaie de dire : j’en peux plus.
Viens échanger avec les Sentinelles ÉTS le mercredi 4 février
Cette activité est une occasion d’en apprendre davantage sur :
- Comment distinguer une blague d’un possible appel à l’aide;
- Quoi dire — ou quoi éviter — lorsqu’une personne exprime sa détresse;
- Comment contribuer concrètement à un campus plus bienveillant.
Parler avec douceur, écouter sans juger et créer un environnement où chacune et chacun se sent en sécurité pour dire « ça ne va pas », c’est précisément l’objectif du programme de formations Campus bienveillant.
N’hésite pas à t’inscrire aux formations Sentinelles ÉTS afin de faire partie de la solution dans la détection de la détresse psychologique.
Activités de la Semaine de prévention du suicide 2026 à l’ÉTS
Pour souligner la Semaine de prévention du suicide, nous vous invitons également à participer aux activités suivantes :
- Exposition Sentinelles ÉTS – 2 au 6 février : découvrez certains des visages qui composent le réseau Sentinelles ÉTS et ce qui les motive à s’y engager.
- Distribution de café – Lundi 2 février : un geste simple pour rappeler que vous comptez.
- Ruche d’art – Mardi 3 février : laissez aller votre créativité sur l’heure du dîner.
- Défi du Centre sportif – Jeudi 5 février : bouger pour la cause et se rappeler que demander de l’aide est une force.
Services à la vie étudiante
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