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Gabrielle Cretot-Richert : un doctorat en génie mécanique pour innover en technologies médicales

Diplômée du doctorat en génie mécanique de l’École de technologie supérieure et aujourd’hui conseillère en recherche et innovation en technologies médicales chez TransMedTech, Gabrielle Cretot-Richert a construit un parcours à la croisée de l’ingénierie, de la santé et de la recherche appliquée.

Approfondir son expertise

Avant d’entreprendre son doctorat, Gabrielle possédait déjà deux maîtrises, dont une en gestion de projet, et travaillait depuis plusieurs années dans le secteur des technologies avancées. Pendant cinq ans, elle a évolué au sein de NUVÜ Cameras, une entreprise spécialisée dans les caméras ultrasensibles destinées notamment à l’aérospatiale et au biomédical. Hébergée à CENTECH, cette jeune entreprise technologique lui a permis de découvrir un environnement d’innovation de pointe et des infrastructures hautement spécialisées.

Une chercheuse souriante dans un environnement technologique, entourée d écrans affichant des analyses et des données innovantes.
Gabrielle Cretot-Richert, diplômée du doctorat en génie mécanique à l'ÉTS

Malgré cette expérience en ingénierie et en gestion technologique, Gabrielle ressentait le besoin d’approfondir son expertise technique. Lorsqu’elle était confrontée à des problèmes complexes en recherche et développement, elle souhaitait être en mesure de mieux comprendre les enjeux scientifiques et de contribuer directement à leur résolution. Cette volonté de développer une expertise plus poussée l’a menée vers les études doctorales.

À la croisée du génie, de la santé et des neurosciences

Son doctorat l’a conduite à rejoindre la chaire de recherche EERS dirigée par Jérémie Voix. Ses travaux de recherche portaient sur l’instrumentation médicale et les dispositifs intra-auriculaires, un domaine à l’intersection du génie mécanique, des technologies biomédicales et des neurosciences.

Ses recherches exploraient notamment les différentes données physiologiques pouvant être mesurées à partir de l’oreille humaine. Ce sujet l’a amenée à approfondir des domaines comme la neurophysiologie, la neurocognition et la santé auditive au travail. Au cours de son doctorat, elle a collaboré avec des neuroscientifiques, des patients et des équipes multidisciplinaires afin de réaliser des expérimentations liées notamment à la mesure de l’attention et du focus cognitif.

Une expérience de recherche internationale

Son parcours doctoral s’est également enrichi d’une année d’études en Allemagne, lui permettant d’élargir son réseau de collaboration scientifique et d’acquérir une expérience internationale en recherche.

Comme plusieurs chercheurs en technologies médicales, Gabrielle a travaillé dans des contextes exigeant une importante rigueur méthodologique et éthique. Elle a collaboré avec des comités d’éthique de la recherche, participé à des projets impliquant des participants humains et géré des protocoles expérimentaux complexes liés à la collecte et à l’analyse de données biomédicales.

Devenir l’experte de son propre problème de recherche

Elle souligne aussi une réalité importante des études doctorales : la solitude du travail de recherche. Dans plusieurs projets spécialisés, le doctorant devient souvent la personne qui connaît le mieux son sujet. Cette responsabilité peut sembler intimidante, mais elle permet aussi de développer une expertise unique et une grande autonomie professionnelle.

Pour Gabrielle, le doctorat permet justement de devenir l’expert de son propre problème de recherche. Il offre l’occasion de travailler sur des enjeux scientifiques de pointe, de développer des solutions inédites et d’avoir un impact concret dans des domaines comme la santé et les technologies médicales.

Des études qui ouvrent de nouvelles perspectives

Les études supérieures ouvrent également de nombreuses perspectives professionnelles dans les secteurs biomédicaux, hospitaliers et de la recherche en santé. Dans plusieurs organisations, les postes stratégiques en innovation, en gestion de la recherche ou en développement technologique exigent une maîtrise ou un doctorat. Ces diplômes permettent aussi d’accéder à des environnements de recherche et développement plus structurés et à des projets d’innovation à long terme.

Aujourd’hui, son rôle chez TransMedTech lui permet de contribuer au développement et au transfert de technologies médicales innovantes en collaboration avec des chercheurs, des cliniciens et des partenaires industriels.

Avec le recul, Gabrielle considère que son doctorat lui a apporté bien plus qu’une expertise scientifique. Cette expérience lui a permis de développer une grande autonomie, un forte capacité d’analyse et la confiance nécessaire pour aborder des problèmes complexes avec méthode et rigueur. Pour elle, les études doctorales représentent avant tout une occasion de repousser ses limites intellectuelles et de contribuer concrètement à l’innovation en santé.