Le professeur Jacob Biamonte, directeur de l’Institut en sciences et en génie quantique de l’ÉTS et expert reconnu internationalement en informatique quantique, a récemment participé à un dossier du magazine Scientific American, une publication de vulgarisation scientifique reconnue, portant sur l’avenir de l’informatique quantique.
L’article explore les promesses, mais aussi les limites, des ordinateurs quantiques. Bien que les avancées soient rapides, plusieurs experts rappellent que les applications concrètes à grande échelle demeurent encore à plusieurs années, voire décennies, de distance.
Dans ce dossier, le professeur Biamonte apporte un regard nuancé sur le potentiel de l’intelligence artificielle quantique.
S’il reconnaît l’engouement actuel autour de la combinaison entre intelligence artificielle et informatique quantique, il estime que le véritable potentiel de ces technologies résidera surtout dans leur capacité future à analyser directement des données quantiques complexes, impossibles à traiter efficacement avec les ordinateurs actuels.
« Il devrait exister des motifs extraordinaires que les ordinateurs classiques ne peuvent détecter parce qu’il y a simplement trop de données pour leur mémoire », affirme Jacob Biamonte.
Le chercheur évoque notamment des applications prometteuses en découverte de médicaments et en conception moléculaire, où une IA quantique pourrait générer et évaluer rapidement de nouvelles configurations chimiques avant même leur synthèse en laboratoire.