Pourquoi une mission lunaire comme Artemis II requiert-elle des millions de litres de carburant au décollage, mais très peu pour revenir sur Terre ? La réponse repose sur les principes fondamentaux de la mécanique orbitale.
Notre directeur du Département de génie aérospatial, Patrick Germain, explique que la majeure partie de l’énergie est utilisée au départ pour placer le vaisseau sur une trajectoire précise. Une fois cette condition initiale atteinte, la capsule Orion suit une orbite elliptique déterminée par les lois de la gravitation, décrites notamment par Isaac Newton.
La trajectoire est calculée de manière à exploiter l’influence gravitationnelle de la Terre et de la Lune, créant un parcours en forme de « 8 ». Cette dynamique permet au vaisseau de revenir vers la Terre sans propulsion continue. L’assistance gravitationnelle minimise ainsi les besoins énergétiques : les réacteurs servent uniquement à effectuer des corrections fines de trajectoire.