La construction et la réfection des routes représentent une faible part de leur empreinte carbone globale, selon Annie Levasseur, professeure au département de génie de la construction, directrice scientifique du CERIEC et directrice scientifique de l’Institut AdapT de l’École de technologie supérieure, en entrevue à Moteur de recherche.
Les données qu’elle met de l’avant montrent que seulement 5 % des émissions associées à une route proviennent de sa construction et de son entretien, tandis que près de 80 % de l’empreinte carbone est générée par les véhicules qui l’empruntent au quotidien.
Autre constat marquant : un autobus rempli d’environ 80 personnes peut exercer jusqu’à 6 000 fois plus d’impact sur la dégradation de la chaussée qu’une voiture, tout en permettant de retirer jusqu’à 80 véhicules de la circulation, ce qui réduit les émissions globales.