Deux projets auxquels participent les professeurs Ricardo Izquierdo et Lucas A. Hof ainsi que l’associé de recherche Mathieu Gratuze et le chercheur postdoctoral Seyed Ali Delbari bénéficient d’un financement total de 932 375 $ dans le cadre de l’initiative FABrIC, gérée par CMC Microsystèmes.
Ce soutien permettra de développer des plateformes destinées à répondre à deux défis de la fabrication de pointe : faciliter la production d’électronique souple au Canada et réduire les pertes de matériaux dans la fabrication de semi-conducteurs.
Faciliter le prototypage et la fabrication d’électronique flexible
Ricardo Izquierdo, professeur au Département de génie électrique, et Mathieu Gratuze, associé de recherche, participent au projet Plateforme de prototypage et de fabrication en petites séries d’électronique hybride flexible, dirigé par l’ÉTS et réalisé avec Seneca Sense Technologies comme organisation coresponsable.
Les systèmes électroniques flexibles, minces et légers ouvrent la voie à de nombreuses applications : dispositifs portables de surveillance de la santé, timbres biocapteurs, emballages intelligents et capteurs environnementaux. Les équipes de recherche et les entreprises canadiennes disposent toutefois de peu d’installations locales pour concevoir leurs prototypes et fabriquer de petites séries. Le recours à des fournisseurs étrangers peut augmenter les coûts, allonger les délais et compliquer la protection de la propriété intellectuelle.
Pour répondre à ces besoins, le laboratoire LaCIME développera une plateforme donnant accès à des procédés de fabrication validés, à des outils de conception et à des matériaux. L’équipe produira différents capteurs et systèmes souples afin d’en évaluer les performances et de valider leur préparation à un usage industriel.
Le projet bénéficie d’un financement de 333 675 $ dans le cadre de FABrIC.
Réduire les pertes de matériaux dans la fabrication de puces
Lucas A. Hof, professeur au Département de génie mécanique, et Seyed Ali Delbari, chercheur postdoctoral, contribue au projet Plateforme Fluidbed de dépôt de résine photosensible à haute efficacité, dirigé par Nanogrande, avec l’ÉTS comme organisation coresponsable.
La résine photosensible est utilisée dans une étape essentielle de la fabrication de puces. Or, le procédé conventionnel d’enduction par centrifugation gaspille plus de 90 % de la matière déposée, ce qui augmente les coûts et génère des déchets dangereux.
Nanogrande développera la plateforme ES-400, fondée sur sa technologie Fluidbed, pour obtenir des revêtements uniformes avec moins de 5 % de perte de matière. Les travaux permettront d’optimiser les procédés et de valider la plateforme à l’échelle pilote.
L’ÉTS contribuera à la caractérisation des matériaux, au développement des méthodes de mesure et à la formation de personnel hautement qualifié. Le Centre de Collaboration MiQro Innovation (C2MI) et le LaCIME participeront également aux travaux.
Le projet reçoit un financement de 598 700 $ dans le cadre de FABrIC.
Renforcer les capacités canadiennes de fabrication
Ces collaborations contribueront à développer des capacités locales de fabrication, à réduire la dépendance envers les fournisseurs étrangers et à former la relève en fabrication électronique de pointe.