La construction d’un pont sur la rivière du Gros-Mécatina, en Basse-Côte-Nord, fait réagir. Prévu dans le cadre du prolongement de la route 138 entre Tête-à-la-Baleine et La Tabatière, l’ouvrage sera construit alors qu’aucune route praticable ne doit le relier au réseau dans un avenir prévisible.
Dans un reportage de Radio-Canada, des experts se questionnent sur la pertinence de poursuivre ce chantier dans le contexte actuel, alors que plusieurs infrastructures routières au Québec nécessitent déjà d’importants investissements.
Deux professeurs de l’École de technologie supérieure apportent leur éclairage sur les enjeux du projet.
Gabriel Jobidon souligne que des considérations financières peuvent expliquer la décision du ministère des Transports de poursuivre les travaux. Dans ce type de projet, mettre fin à un contrat déjà bien avancé peut entraîner des coûts importants pour l’État.
De son côté, Munzer Hassan rappelle qu’il est courant, dans les grands chantiers d’infrastructures, de construire les ponts avant les routes afin de permettre la circulation des équipements et des véhicules de chantier pendant les travaux.
Le reportage met aussi en lumière les défis de planification et de développement des infrastructures dans les régions éloignées du Québec.