Comment produire des aliments frais localement, toute l’année, dans des conditions climatiques extrêmes, tout en réduisant l’empreinte environnementale des systèmes alimentaires? C’est le défi que relèvera l'équipe de recherche dirigée par le professeur Didier Haillot, du Département de génie mécanique, dans le cadre du projet « Agriculture en environnement contrôlé en territoire nordique : innovations sociales et techniques pour décarboner les systèmes alimentaires ».
L’équipe de recherche multidisciplinaire a obtenu une subvention de 555 000 $ dans le cadre du Programme Défi décarbonation. Elle comprend des chercheurs et chercheuses de l’Université Laval, ceux de deux centres affiliés au Cégep de Victoriaville - soit le Centre d’expertise et de transfert en agriculture de proximité (CETAB+) et le Centre d’innovation sociale en agriculture (CISA) - ainsi ceux d’Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC).
Une collaboration avec les communautés autochtones
Le projet vise à codévelopper des systèmes et des pratiques d’agriculture en environnement contrôlé (AEC) adaptés aux réalités des communautés autochtones du territoire nordique québécois. Il vise à augmenter significativement le nombre d’installations et la production alimentaire locale, notamment par le choix d’infrastructures et d’équipements adaptés aux conditions climatiques nordiques, par le développement de formations tenant compte des besoins et des savoirs locaux et par l’intégration de pratiques durables à faible empreinte environnementale à chaque étape du système alimentaire.
La réussite de ce projet ainsi que sa pérennité reposent sur la participation active, le leadership et l’autodétermination des communautés autochtones. Trois communautés partenaires seront engagées dans ce projet de recherche : Salluit et Kuujjuaq au Nunavik, ainsi que Matimekush sur la Côte-Nord.