Philippe Terrier est professeur au Département des enseignements généraux, cofondateur et responsable du Laboratoire d’ingénierie pour le développement durable (LIDD).
Il approfondit particulièrement la notion de low tech, qu’il présente moins comme un ensemble de technologies que comme une manière d’habiter le monde.
La low tech constitue en effet une démarche critique qui invite à repenser notre relation aux outils technologiques. Elle tient compte des effets indésirables du numérique, notamment l’effet rebond ainsi que l’accumulation de « technologies zombies », c’est-à-dire ces appareils devenus inutilisés qui s’entassent dans nos tiroirs, comme les anciens téléphones cellulaires.
À l’instar de la philosophie de la décroissance économique, la low tech valorise un usage plus sobre, réfléchi et responsable des technologies, en accordant une attention particulière à la gestion des ressources tout au long du cycle de vie des objets, depuis l’extraction des matières premières jusqu’à leur recyclage.