Objets connectés, applications omniprésentes, infrastructures numériques critiques : les cyberisques se multiplient à mesure que notre dépendance aux technologies augmente.
« Les applications logicielles sont devenues indispensables, mais 52 % des entreprises ne peuvent toujours pas détecter si leurs appareils connectés ont été compromis », souligne Chamseddine Talhi, professeur de cybersécurité à l’ÉTS.
Rançongiciels, attaques sur les infrastructures, menaces étatiques : l’évaluation nationale des cybermenaces 2023-2024 du gouvernement fédéral confirme que la situation demeure préoccupante, et qu'elle est en constante évolution.
Dans ce contexte, le principal défi est clair : recruter et former du personnel qualifié capable de suivre le rythme.
Les besoins varient selon les secteurs : protection des réseaux, programmation sécurisée, intégrité des données... Tous exigent des compétences pointues et à jour.
Pour répondre à cette demande, l’ÉTS développe des programmes spécialisés, notamment aux cycles supérieurs, ainsi que des parcours en cybersécurité conçus en collaboration avec l’industrie.
L’établissement s’appuie notamment sur une équipe multidisciplinaire regroupée au sein de son laboratoire de cybersécurité (LCSec) et sur des partenariats avec des organisations comme Mitacs, Alliance et Prompt.
Malgré ces efforts, la pénurie persiste. Selon une étude de Fortinet, 68 % des organisations estiment que le manque de compétences en cybersécurité accroît leurs risques, et plus de la moitié peinent à recruter.
Dans un environnement où les menaces évoluent sans cesse, la formation continue devient essentielle.
« Il faut faire de la sécurité une priorité et se conformer aux normes les plus récentes », conclut le professeur Talhi.
L'article initial est paru en anglais dans le Globe and Mail (mai 2023).