Leadership et responsabilité collective

Ce programme est soutenu par la Fondation Jarislowsky

Greta Thunberg, René Lévesque, Barack Obama, Jean Lesage, pour ne nommer que ceux-ci, sont de grands leaders. Et si tous les leaders n’ont pas leur notoriété, on s’entend généralement pour dire que ces personnes sont pourvues d’une vision et d’une pensée critique, en plus d’être douées pour la communication et d’avoir une bonne dose de confiance en elles.

Vous avez envie d’acquérir certaines compétences en leadership ou d’améliorer celles que vous possédez déjà? Inscrivez-vous au programme Leadership et responsabilité collective (3 crédits), qui sera offert pour la première fois cet hiver à l’ÉTS. Ce programme, qui est soutenu par la Fondation Jarislowsky, vous offre l’occasion de développer une vision des grands enjeux contemporains, qu’ils soient culturels, économiques, sociaux ou politiques.

Thème de la session d'hiver 2021
Martin Luther King

Regards multidisciplinaires sur la pandémie de la COVID-19

Le 13 mars 2020, l’état d’urgence sanitaire a été déclaré au Québec. La pandémie de la COVID-19 a pris la planète entière par surprise et a changé, du jour au lendemain, tous les aspects de notre vie quotidienne. Les répercussions ont été immédiates et laisseront des séquelles pour les années à venir. Comment cette crise sanitaire changera-t-elle notre vie professionnelle, notre système de santé et notre rapport aux autres?

Réfléchissez à la question grâce au thème « Regards multidisciplinaires sur la pandémie COVID-19 » qui chapeautera le programme durant la session d’hiver 2021. Analysez les répercussions de cette pandémie sur les plans scientifique, économique, politique et culturel. Discernez les rôles de chacun des acteurs privés ou publics et trouvez des réponses éclairées à des enjeux complexes.

Admissibilité et Inscription
Greta Thunberg

Critères d'admissibilité

  • Étudier dans un programme de baccalauréat en génie à l’ÉTS;
  • Avoir réussi au moins trois sessions de votre parcours scolaire à l’ÉTS;
  • Pouvoir assister aux activités qui auront lieu deux samedis par mois à la session d’hiver 2021;
  • Avoir envie de refaire le monde!


Inscription

Comment déposer votre candidature?

  • Remplissez le formulaire d’inscription;
  • Décrivez, au moyen d’une vidéo d’une minute ou d’une lettre de 250 mots :
    • les raisons pour lesquelles vous souhaitez vous inscrire à ce cours;
    • les leaders qui vous inspirent;
    • les raisons pour lesquelles ils vous inspirent.

Date limite pour vous inscrire : 6 novembre 2020 (date prolongée).

Sélection des participants

Un comité de sélection, composé de Gérard Bouchard, fellow de l’édition 2021, et de deux maîtres d’enseignement, choisira 25 participants sur la base de l'intérêt pour les questions liées au leadership démontré par leur lettre ou leur vidéo.

Faites vite : 25 places disponibles seulement!

Objectifs et programmation
Barack Obama

Des enjeux d'aujourd'hui

Une vingtaine de conférenciers renommés alimenteront vos réflexions sur des enjeux de notre temps, tels que :

  • la couverture médiatique de la pandémie;
  • le discours politique;
  • les stratégies économiques qui ont été mises en place;
  • les répercussions du confinement sur la vie familiale, conjugale et professionnelle, etc.

Gérard Bouchard, sociologue ayant coprésidé la Commission de consultation sur les pratiques d'accommodement reliées aux différences culturelles, agira à titre de fellow de cette première édition. Il présentera la conférence « Que nous révèle la pandémie sur nous-mêmes? Le point de vue des imaginaires collectifs »,  le 10 avril prochain. 

Objectifs

Dans le cadre de ce cours hors programme de trois crédits, vous assisterez à des conférences et à des séminaires présentés par des spécialistes reconnus dans leur domaine. En plus d’alimenter les discussions, ces conférences et séminaires serviront de prétexte pour :

  • développer une pensée critique;
  • analyser et interpréter différents sujets d’actualité;
  • proposer des solutions créatives et innovatrices à des problèmes sociétaux;
  • améliorer votre capacité à collaborer;
  • améliorer vos aptitudes à communiquer.


Programmation

ACCUEIL – vendredi 15 janvier 2021, de 17 h à 18 h

Présentation du programme et des activités de la session
Présentation du Fellow et des étudiants
Gérard Bouchard, Fellow Jarislowsky

SÉANCE 1 – samedi 16 janvier 2021, a.m.

Le cumul périlleux : désengagement de l’État, COVID-19 et population à haut risque

François Béland, politologue, Université de Montréal

Les premiers cas de COVID-19 sont apparus au Québec fin mars 2020. Dès le 4 avril, 127 des 201 décès de ce jour attribués à la COVID-19 avaient lieu dans les Centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD). Le 14 juin, le Québec ne déclarait que 10 décès dus à la COVID-19, tandis que 3809 résidents en CHSLD en avaient été victimes, soit les deux tiers 5 747 décès de personnes de tout âge et tout lieu d’habitation qui y sont attribués. 

Le bilan comparatif des décès par COVID-19 au Québec domine celui de 11 pays, dont l’Espagne, la France et l’Italie. Dans tous ces pays, les personnes de 70 ans et plus ont été parmi les plus affectées, et en particulier, les résidents en milieux institutionnels. Dans une certaine mesure, les personnes âgées en ménage privé ont été protégées d’une exposition inconsidérée aux risques et aux conséquences trop souvent catastrophiques de la COVID-19.

Le désengagement de l’État dans deux secteurs cruciaux de la santé, soit la santé publique et les soins de longue durée, explique cette catastrophe.

Vidéo de la conférence : 

SÉANCE 2 – samedi 16 janvier 2021, p.m.

La science peut-elle guider les choix de politiques publiques?

Yves Gingras, historien-sociologue, UQAM
Éric Montpetit, politologue, Université de Montréal

On dit souvent que les politiciens devraient écouter davantage les scientifiques. Dans le cadre de cet exposé, on abordera cet enjeu en discutant de l’arrimage difficile entre les décisions politiques et les connaissances scientifiques. La science et la décision politique obéissent à des logiques distinctes qui ne sont pas toujours conciliables.  D’une part, les attentes par rapport aux connaissances scientifiques dans l’univers politique sont souvent irréalistes. D’autre part, les scientifiques se méprennent souvent à propos des possibilités de transposition de leurs connaissances en politiques publiques. 

Quels sont les liens entre la science, les technologies et les décisions politiques? Quel est le rôle des experts dans les prises de décision et quelle est leur légitimité?

Vidéo de la conférence 

SÉANCE 3 – samedi 30 janvier 2021, a.m.

Le discours gouvernemental
Argumenter en contexte de crise : la communication politique des gouvernements décortiquée

Marie Grégoire, chroniqueuse, Radio-Canada
Pascal Mailhot, directeur de la planification stratégique, cabinet du premier ministre du Québec
Olivier Turbide, professeur au département de communication sociale et publique de l’université du Québec à Montréal.
Mireille Lalancette, professeure titulaire en communications politiques, Université du Québec à Trois-Rivières. 

Cette présentation traitera d’une dimension particulière de la communication gouvernementale dans le contexte de la pandémie sanitaire de la Covid-19, soit les relations médias et, plus particulièrement, les enjeux communicationnels liés aux  interactions entre journalistes et politiciens.

D’un point de vue politique, alors que les autorités peuvent désormais communiquer rapidement avec les citoyens sans passer par le filtre journalistique, nous nous interrogerons sur le choix de la conférence de presse comme mode privilégié de communication avec les citoyens.  Quelles sont ses contraintes et ses opportunités? Nous aborderons en particulier les ingrédients qui ont fait de ces conférences de presse de véritables rendez-vous médiatiques, permettant au trio Legault, Arruda et McCann de communiquer, dans la plupart des cas, leurs messages de façon stratégique.

D’un point de vue journalistique, il s’agira de réfléchir sur le rôle civique des journalistes. Comment peuvent-ils relayer efficacement les messages de santé publique tout en questionnant les autorités sur l’imputabilité de leurs actions, ce qui exige l’adoption d’une certaine méfiance à leur égard ? Comment relayer efficacement les messages de santé publique afin d’endiguer la pandémie, tout en agissant en bons « pigeons voyageurs ».

Vidéo de la conférence

 

SÉANCE 4 – samedi 30 janvier 2021, p.m.

Les médias

Colette Brin, professeure titulaire au Département d’information et de communication, Université Laval
Brian Myles, directeur du journal Le Devoir
Devant l’urgence à la fois sanitaire, sociale et économique, les décideurs publics ont dû composer avec les attentes énormes des populations ainsi qu’un manque de connaissances scientifiques sur le nouveau virus COVID-19. Cette conjoncture particulière a mené à des hésitations et à des décisions prises en fonction des connaissances disponibles qui ont évolué par la suite. C’est dans ce contexte que s’est ouverte une « brèche propice » à la propagation de fausses informations en ligne, un problème que l’OMS a qualifié d’« infodémie ». Cette situation, qu’on peut considérer  étant la première crise mondiale de l’ère numérique, s’inscrit dans le prolongement des débats des dernières années sur la désinformation et, plus généralement, de la crise de confiance à l’endroit des institutions et des expertises.

Parmi les acteurs centraux de cette infodémie, nommons la communauté scientifique, les gouvernements et les plateformes de médias sociaux ainsi que les médias d’information et les journalistes. Chacun de ceux-ci joue un rôle essentiel dans la lutte contre la COVID-19, mais contribue aussi, de différentes manières, à la surcharge et à l’incertitude, voire à la propagation de messages erronés ou trompeurs. La discussion se concentrera sur les défis particuliers liés aux médias dans ce contexte, près d’un an après le début de la pandémie, à partir d’un travail de veille documentaire (recherche scientifique, médias et littérature grise) et d’une série d’entretiens réalisés auprès d’experts de diverses disciplines réalisés entre mai et septembre 2020, soit à la fin de la première vague.

Vidéo de la conférence : 

 

SÉANCE 5 – samedi 13 février 2021, a.m.

Dimension macrosociale de la COVID-19 : le modèle québécois de redistribution à l’épreuve

Alain Noël, politologue, Université de Montréal
La crise de la COVID-19, qui est à la fois une crise de santé publique et une crise économique, met à l’épreuve le modèle québécois de redistribution et de protection sociale. L’exposé présentera d’abord les caractéristiques de ce modèle en situant le Québec comme société relativement égalitaire et heureuse en Amérique du Nord, mais tout de même proche du modèle libéral anglo-saxon, avec des résultats mitigés en ce qui concerne la redistribution, la réduction de la pauvreté et les services publics, La présentation abordera ensuite les impacts potentiel de la crise 2020 et les leçons à en tirer pour le partage des risques sociaux et la qualité des services publics.

Vidéo de la conférence :

 

SÉANCE 6 – samedi 13 février 2021, p.m.

Concilier emploi, famille et télétravail en temps de pandémie 

Geneviève Beaulieu-Pelletier, psychosociologue, UQAM
Le contexte de la pandémie et du confinement a contraint chacun à devoir s’adapter à une nouvelle réalité de façon inattendue. Dans cet exposé, nous explorerons les impacts psychologiques du confinement et du déconfinement ainsi que les les répercussions au sein des couples et des familles, avec une attention particulière portée au vécu des enfants. Nous réfléchirons aux stratégies à favoriser et aux facteurs de vulnérabilité et de protection face à une telle épreuve.

Diane-Gabrielle Tremblay, économiste-sociologue, TÉLUQ
Plusieurs Québécois ont télétravaillé lors de la pandémie. Et comme de nombreux parents ont dû garder les enfants à la maison, il a été plus difficile que jamais de concilier la vie familiale, personnelle et professionnelle. 

La conciliation emploi-famille est un sujet qui s’est imposé dans les dernières décennies au Québec et ailleurs dans le monde. Si les chercheurs s’intéressaient au départ aux conflits ou aux difficultés vécues par les parents travailleurs, ceux-ci se sont vite rendu compte que la durée du travail ainsi que l’absence de soutien de la part de l’employeur et des supérieurs constituaient la source principale du conflit entre emploi et famille.  Les chercheurs se sont ensuite penchés sur les mesures qui peuvent soutenir les parents de même que sur le rôle que peuvent jouer les organisations et l’État pour soutenir la conciliation emploi-famille. 

Rappelons que ce sujet concerne non seulement les parents de jeunes enfants puisque de nombreuses personnes doivent aussi s’occuper de leurs parents ainsi que de leurs conjoints ayant besoin de soins. De ce fait, c’est pratiquement toute la population qui connaîtra éventuellement des difficultés pour concilier ses responsabilités professionnelles et familiales. 

La conciliation emploi-famille représente un défi pour les femmes et les hommes en emploi, mais ce défi s’est avéré encore plus important dans le contexte de la pandémie. 

La présentation portera sur le thème de la conciliation emploi-famille et couvrira l’évolution des travaux sur ce thème, qui ont d’abord traité du conflit emploi-famille avant de porter sur les mesures et les solutions.

Vidéo de la conférence :

 

SÉANCE 7 – samedi 27 février 2021, a.m.

La dimension économique de la crise sanitaire : l’impact, la réponse gouvernementale et le chemin vers la reprise

Pierre Fortin, économiste, UQAM
Soixante ans après la Révolution tranquille, le Québec pré-pandémique formait une société scolarisée, active, riche, égalitaire et heureuse. La pandémie a fait plonger l’économie profondément en récession de février à avril 2020, mais la réponse coordonnée de la Banque du Canada et des gouvernements fédéral et provinciaux a été très ferme. Elle a empêché la récession de se transformer en dépression comme dans les années 1930. La dette engendrée par les centaines de milliards de dollars en mesures de soutien aux sinistrés ne coûtera pas très cher à financer parce que les taux d’intérêt sont au plancher et ne rendront pas nécessaire de hausser les impôts et taxes. Ce sont surtout les jeunes, les petits salariés et les secteurs industriels où la distanciation physique est difficile qui ont été frappés. Le taux de chômage du Québec a heureusement pu redescendre rapidement de 17 % en avril 2020 à 7 % en décembre 2020 – plus vite qu’en Ontario et aux États-Unis –, mais il prendra sans doute plus de temps à revenir au niveau de 5 % enregistré en 2019. L’économie aura encore besoin du soutien budgétaire des gouvernements pour quelque temps. De plus, les défis majeurs du vieillissement, de la productivité, des inégalités sociales et du verdissement de l’économie nous attendent au tournant. On a besoin de gouvernements qui allongeront leur vision au plus long terme et renouvelleront leur rapport au secteur privé.

Vidéo de la présentation :

 

SÉANCE 8 – samedi 27 février 2021, p.m.

L’après-COVID : la dimension économique

Mariepier Isabelle, économiste, Université Laval
Arthur Silve, professeur en économie, Université Laval

Les modèles économiques et les politiques publiques sont souvent centrés autour du concept de « moyenne » et sont, par conséquent, mal adaptés pour prévoir un événement rare ayant une grande portée (pandémie, catastrophe naturelle etc.). Or, ce  type d'événement risque de modifier nos structures sociales et le paysage économique. De plus, nous avons aussi tendance à réfléchir au bien-être des populations et à la performance de l'économie sans réfléchir suffisamment aux effets de réseaux et aux inégalités.

Les conférenciers vous inviteront à réfléchir à un monde moins axé sur les moyennes, qui tiendrait davantage compte des  concepts de risque et de distribution. Comment nos économies peuvent-elles s’y préparer? Ils exploreront cette question en réfléchissant au marché du travail, au système de santé, aux finances publiques, à la mission de l’État, à l’environnement, à la croissance et à l’interdépendance des économies.

Vidéo de la présentation


CONFÉRENCE PUBLIQUE (obligatoire pour les étudiants du cours)
Vendredi 12 mars 2021, de 12 h à 13 h 30

Récits d'espoir : comment les jeunes Américains font face à la pandémie et redéfinissent leur avenir.

Michèle Lamont, professeure à l’université de Harvard

Dans le contexte de la Covid, des inégalités croissantes et de la polarisation politique, la professeure analysera les défis actuels auxquels sont confrontés les Américains et proposera une voie d’affranchissement.

Son exposé s’appuiera sur des données d'enquêtes ainsi que sur des entretiens réalisés avec des membres de la génération Z et des «a gents de changement » de premier plan, qui produisent de nouveaux récits dans divers domaines culturels,  tels la comédie, le journalisme, l’art et la religion.

Les scripts néolibéraux du Soi, basés sur des critères fortement centrés sur le succès matériel, la compétitivité, l'individualisme et l'autonomie, sont de plus en plus associés à une mauvaise santé mentale dans toutes les classes. Les agents du changement offrent d'autres avenues: ils promeuvent des récits d'espoir qui mettent l'accent sur l'inclusion, la diversité, la durabilité et l'authenticité, ceci dans le cadre d'une « politique de reconnaissance » de plus en plus saillante qui élargit la citoyenneté culturelle et repousse ainsi l'exclusion et l'inégalité.

La professeure cherchera à comprendre comment leur influence prend forme à travers des « chaînes de reconnaissance » qui mobilisent la philanthropie, les nouveaux mouvements sociaux, les médias sociaux, etc.
Elle analysera également la façon dont les jeunes de la génération Z définissent leur avenir autour de tels idéaux.

Vidéo de la présentation :

 

SÉANCE 9 – samedi 13 mars 2021, a.m. 

La COVID-19 : approche sociologique
Les arts et la culture. Les industries culturelles.

Marcel Fournier, sociologue, Université de Montréal
Le diagnostic est déjà établi :  c’est la catastrophe annoncée, et cela dans tous les secteurs d’activités culturelles. « Les salles (de spectacle) combles ne sont pas pour demain (…). Les programmations : un casse-tête » (Le Devoir, 4 août 2020). D’où pour éviter le pire, la nécessité des interventions gouvernementales et les annonces répétées de subventions (ex. 6 millions de dollars pour soutenir les salles de spectacle). Par ailleurs, se multiplient ici et là des expériences, des innovations qui apparaissent comme de signes d’espoir : « Le Festival Unisson et projet As One : Quand le spectacle se rapproche du spectateur ». (Le Devoir, 4 août 2020). 

Deux choses sont certaines : primo, rien ne sera comme avant, tout au moins pas dans la prochaine ou les prochaines années; secundo, les effets de la pandémie vont varier selon les secteurs d’activités (cinéma, danse, théâtre, musée, etc.) et aussi selon les groupes ou catégories d’artistes.

En ce qui concerne les catégories d’artistes, tout porte à croire que les plus « touchées » seront celles qui sont déjà les plus « fragiles » ou « vulnérables », notamment  les jeunes artistes, les femmes, les minorités visibles, les artistes en région. La situation des jeunes créateurs et créatrices « en émergence » ou qui terminent leurs études risque d’être la plus difficile,  car ils entrent sur le marché en période de pandémie. 
L’accès à des données à l’hiver prochain devrait nous permettre d’élaborer plus finement nos hypothèses. 

***

Les relations fédérales-provinciales au temps du COVID-19 : same old, same old
François Rocher
, sociologue, Université d’Ottawa

Les initiatives gouvernementales pour répondre aux enjeux économiques et sociaux soulevés par la pandémie ont atteint des proportions exceptionnelles au Canada. Le gouvernement fédéral a mis sur pied une panoplie de programmes, allant du soutien au revenu des travailleurs mis temporairement au chômage jusqu’à la fermeture des frontières canado-américaines. De la même manière, le gouvernement du Québec a lui aussi adopté un ensemble de mesures visant à soutenir les particuliers et les entreprises, tout en devant assurer une réponse adéquate du système de santé et gérer les incertitudes causées par le ‘déconfinement’ progressif.

L’exposé insistera sur le fait que l’État canadien a répondu à la crise en adoptant un modèle ‘mononational’ peu sensible aux identités particulières. De plus, les tensions prévisibles entre les deux ordres de gouvernement sont apparues portant sur la nécessité de respecter les champs de compétences dévolus aux gouvernements provinciaux. En ce sens, la conduite des relations fédérales-provinciales en temps de crise permet de porter un regard critique sur l’équilibre précaire entre les deux principes fondamentaux autour desquels s’articule la fédération canadienne : la solidarité pancanadienne et le respect de l’autonomie des provinces.

Vidéo de la présentation :

 

SÉANCE 10 – samedi 13 mars 2021, p.m.

Écologie et société

Laure Waridel, anthropologue et sociologue
La COVID-19 est venue nous rappeler la fragilité de tous les systèmes humains. Quelles leçons peut-on tirer afin de prévenir de nouvelles crises tout en remédiant à la crise économique actuelle ? Quels changements de paradigmes s’imposent dans notre rapport à l’environnement et la manière dont nous les humains répondons à nos besoins sur une planète où les ressources sont limitées. Comment mener à bien une relance verte et juste qui permettrait de prévenir plutôt que de guérir? Voici quelques-unes des questions auxquelles tentera de répondre Laure Waridel. 

Vidéo de la présentation :

 

SÉANCE 11 – samedi 27 mars 2021, a.m.

L’après-COVID : l'avenir du système de santé

Michel Clair, avocat, administrateur de société
Les réformes à venir. Obstacles. Nouveaux défis : croissance démographique, coûts.

SÉANCE 12 – samedi 27 mars 2021, p.m.

L’après-COVID : le rapport État-mondialisation
Michèle Rioux, professeure en sciences politiques
Stéphane Paquin, politologue, École nationale d’administration publique (ENAP)


Le retour des États dans la mondialisation à la suite de la pandémie

Cette crise invite à repenser le rôle des États sur les plans économique et social. Les interventions économiques des États se multiplient dans un contexte de repli national ou local. Dans cet exposé, les intervenants aborderont les problématiques révélées, anciennes et nouvelles de la crise de la COVID-19 en matière de politiques économiques, publiques et commerciales, notamment dans les secteurs des services essentiels (santé, alimentation) et d’autres aussi touchés. L’exposé identifiera les réponses nationales et analysera sommairement leurs répercussions et leurs limites. Les effets à court et à moyen termes des interventions étatiques seront également abordés en comparant le Québec et le Canada avec d’autres pays.


Les relations internationales et le multilatéralisme

Depuis quelques années, nous assistons au recul du multilatéralisme et à la fragmentation de l’ordre économique international. La crise actuelle nous amène à réfléchir sur l’importance de la coopération internationale en temps de crise et sur la prévention des crises (mécanismes de réponses rapides à imaginer). L’exposé abordera les tendances actuelles liées à la pandémie sur le plan de la réorganisation des relations mondiales (géoéconomie/géopolitique de la gouvernance mondiale entre deux hégémonies et rôle grandissant des grandes entreprises du numérique) afin de situer le contexte international dans lequel s’inscrivent et se déploient les interventions des États.

Vidéo de la présentation

 

SÉANCE 13 – samedi 10 avril 2021

Forum et activités étudiantes (ouverts au public), à 9 h 
Expositions, présentations par les étudiants sous forme d’affiches, de vidéos et de power points.

 

Que nous révèle la pandémie sur nous-mêmes? Le point de vue des imaginaires collectifs, 13 h 30

Gérard Bouchard, UQAC
Ce qu’a révélé la crise : l’emprise des mythes sociaux. La place de la nation. La nouvelle perception de la mondialisation. Le religieux en retrait. Les allégeances profondes des Québécois. Résurgence nationaliste. Quelques surprises. Aspect critique.

Vidéo de la conférence

 

 

Fondation Jarislowsky

Fondation Jarislowsky

Le programme Leadership et responsabilité collective a pu être créé grâce au soutien de la Fondation Jarislowsky.

La Fondation Jarislowsky a été fondée par Stephen Jarislowsky, un important philanthrope et dirigeant d’entreprises canadien. La Fondation compte 37 chaires de recherche dans des domaines traitant de la démocratie, de la gouvernance, de la gestion du secteur public, des arts et de la médecine, et ce, partout au Canada.

La Fondation contribue à des programmes qui permettent aux étudiants de divers horizons de discuter d’enjeux contemporains avec des mentors et des experts reconnus. Ces programmes visent à développer la pensée critique des étudiants afin qu’ils deviennent des leaders pourvus d’une vision et d’une pensée stratégiques.     

Stephen Jarislowsky est compagnon de l’Ordre du Canada et grand officier de l’Ordre national du Québec.