Mathieu Lapointe, professeur-chercheur au Département de génie de la construction, a obtenu un financement de près de 900 000 $ sur quatre ans pour développer une solution innovante de traitement des eaux et des boues dans le secteur agroalimentaire québécois.
Dans le domaine agroalimentaire, la composition des eaux usées varie considérablement en fonction des procédés de production et de transformation. Il est presque impossible d’utiliser une seule technologie pour traiter ces eaux et ces boues.
Mathieu Lapointe travaille sur un projet visant à créer une technologie capable de traiter un large éventail de contaminants présents dans les eaux usées et les boues, sans compliquer les opérations ni alourdir les dépenses pour les entreprises.
Une technologie brevetée à l'ÉTS qui a un énorme potentiel
L’équipe de recherche utilisera une méthode brevetée de traitement des eaux par tamisage ultra-compact. En combinaison avec des superfloculants filamenteux, cette technologie permet de capter simultanément :
- des contaminants particulaires, tels que les matières en suspension ;
- des contaminants solubles, notamment le phosphore.
En s’appuyant sur des procédés chimiques, le professeur Lapointe a développé un matériau qui peut lier les contaminants par un principe de « clé-serrure ».
Cette approche favorise le développement de systèmes de traitement des eaux adaptables, pouvant être déployés à différentes échelles et dans des contextes industriels variés.
Un enjeu environnemental et économique
Au Québec, les coûts et la complexité de la gestion et du traitement des eaux usées peuvent affecter négativement la compétitivité de nombreuses entreprises agricoles et agroalimentaires.
Ces enjeux sont aujourd’hui reconnus comme prioritaires par le ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec (MAPAQ) et le ministère de l’Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs (MELCCFP).
Les travaux dirigés par le professeur Lapointe s’inscrivent dans cette perspective. Ils visent à développer des méthodes efficaces pour traiter les eaux, qui sont respectueuses de l’environnement, faciles à gérer, souples, peu encombrantes et abordables.
Le financement du projet provient du « Fonds bleu », une initiative conjointe du MELCCFP et du MAPAQ.