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Leadership et responsabilité citoyenne

Volet étudiant

Greta Thunberg

Vous étudiez dans un programme de baccalauréat en génie de l'ÉTS? Vous avez envie d’acquérir certaines compétences en leadership ou d’améliorer celles que vous possédez déjà? Inscrivez-vous au cours Leadership et responsabilité citoyenne LRC110, qui sera offert à l'ÉTS pour la quatrième fois à l'hiver 2024.

Comptant comme un cours complémentaire de 3 crédits,  cette série de conférences peut être créditée par la plupart des programmes de baccalauréat de l'ÉTS.

Exception (ce cours n'est pas crédité dans le cadre des programmes suivants) :  

  • Génie des opérations logistiques (GOL);
  • Génie de la production automatisée (GPA)

Apprenez à développer une vision et une pensée critique!

Volet grand public

Ces conférences gratuites sont ouvertes à toute la communauté. Elles se tiendront à la Maison des étudiants de l'ÉTS située au 1220, rue Notre-Dame Ouest (angle Murray). Aucune inscription requise. 

Thématique Hiver 2024

Leaders en action dans un monde incertain

C’est un cliché bien connu : nous faisons face à une crise, le monde est à la croisée des chemins, il nous faut des leaders forts pour affronter des défis sans précédent. Depuis plusieurs décennies, ce refrain revient régulièrement lors des campagnes électorales, dans les éditoriaux ou les chroniques, et même dans la clameur du public. S’il est clair que chaque époque fait face à ses propres difficultés et que le leadership éclairé est toujours essentiel, la nature des épreuves et la manière de les aborder évoluent dans le temps.

Comme son titre l’indique, notre cours s’attardera en particulier à deux défis du leadership de notre époque : l’action et l’incertitude.

Le défi de l’action est omniprésent et il prend plusieurs formes : processus délibératifs éternels, enlisement bureaucratique, gestes symboliques à portée limitée, manque de moyens, aversion au risque, inertie du statu quo. Qu’il s’agisse d’institutions publiques ou privées, il semble que les organisations perdent parfois leur capacité d’agir de manière forte et décisive, même quand la direction à suivre peut sembler évidente. Les administrations publiques, notamment, paraissent parfois dépassées, pour ne pas dire impuissantes. Mais, le sont-elles vraiment ? Comment expliquer cette perception ? Et comment peut-on leur redonner leur légitimité, voire un nouveau souffle ?

Le défi de l’incertitude est de nature différente. Il concerne la difficulté pour un ou une leader de naviguer à travers les ambiguïtés et les contradictions dans un monde qui ne tolère pas toujours le doute. La polarisation sociale et politique transforme régulièrement des enjeux complexes en chocs de convictions absolues qui refusent la nuance : vous êtes dans un camp ou dans l’autre, avec nous ou contre nous.

Or, en règle générale, aucun camp n’a le monopole de la vérité et de la sagesse.

  • Comment développer notre capacité d’entendre et de comprendre des perspectives opposées ?
  • Comment élargir notre réflexion pour considérer les angles et les informations qui nous remettent en question ?
  • Comment intégrer des nuances et des compromis sans paralyser notre prise de décision?

Fellows

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Julie Miville-Dechêne 

Sénatrice depuis 2018, Julie Miville-Dechêne a  initié les projets de lois S-211 et S-210. Avant d'occuper ses fonctions au Sénat, Mme Miville-Dechêne a eu une longue carrière dans le secteur du service public où elle s’est démarquée par son talent de communicatrice, notamment en tant que journaliste et correspondante à la télévision de Radio-Canada.  Pour en savoir plus : Julie Miville-Dechêne

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Guy Laforest 

Professeur émérite de l'Université Laval, Guy Laforest a été, de 2017 à 2022,  le directeur général de l’École nationale d’administration publique (ENAP), puis professeur au département de science politique de l'Université Laval de 1988 à 2017.  Pour en savoir plus : Guy Laforest

Objectifs
Barack Obama

Objectifs

Des enjeux d'aujourd'hui

Cinq événements « Regards croisés » lors desquels deux panélistes présenteront des points de vue variés et échangeront sur une question litigieuse et difficile à résoudre, ainsi qu’une conférence de clôture.

Au nombre des sujets traités :

  • l’état de nos institutions démocratiques;
  • le problème du logement; 
  • l’alignement de l’économie sur les enjeux sociaux et environnementaux;
  • l’immigration et l’identité
  • les nouveaux risques technologiques, notamment liés à l’intelligence artificielle

Objectifs

Dans le cadre de ce cours de trois crédits, vous assisterez à des panels auxquels participeront des spécialistes reconnus dans leur domaine. En plus d’alimenter les discussions, ces conférences et séminaires serviront de prétexte pour :

  • développer une pensée critique;
  • analyser et interpréter différents sujets d’actualité;
  • proposer des solutions créatives et innovatrices à des problèmes sociétaux;
  • améliorer votre capacité à collaborer;
  • améliorer vos aptitudes à communiquer.
Programmation

Programmation 2024

19 janvier de 13 h 30 à 17 h
Guy Laforest (fellow) et Jonathan Durand-Folco (Université Saint-Paul)

Intervention de Guy Laforest

Compréhension, historique et située, des sens de la responsabilité citoyenne dans nos régimes de démocratie libérale représentative. Avant d’arriver aux institutions politiques contemporaines du Québec et du Canada, je rappellerai les principaux paramètres de l’identité politico-constitutionnelle de notre pays avant de situer l’expérience historique et politique du Québec en son sein. Appuyé par des travaux actuels en science politique, je présenterai sommairement les principales caractéristiques de nos institutions législatives, gouvernementales et judiciaires, sans ignorer les contours de l’administration publique et des relations intergouvernementales dans la fédération canadienne. Dans un effort de lucidité, je terminerai en identifiant certaines des principales forces et faiblesses de nos institutions.

Intervention de Jonathan Durand-Folco

Réhabiliter les vertus pour surmonter la crise et bâtir une culture démocratique

La démocratie n’est pas seulement affaire de structures et de processus : elle repose aussi sur des pratiques permettant de participer, de délibérer et de décider ensemble. Or, ces pratiques démocratiques sont aujourd’hui en crise : désengagement, polarisation, rigidité des modes de décision, etc. Il est donc essentiel de réhabiliter les « vertus » pour régénérer la vie démocratique. Les vertus sont des dispositions à agir, à sentir et à penser, acquises socialement et permettant de favoriser l’épanouissement individuel et collectif. Dans cette présentation, l’éthique des vertus sera mise en dialogue avec les théories critiques, et nous discuterons de diverses vertus (engagement, écoute, inclusion, sagesse collective) et nous verrons comment elles pourraient construire une véritable culture démocratique.

2 février 2024, de 13 h 30 à 17 h
Geneviève Morin (Fondaction) et Céline Bak (Deloitte)
Deuxième événement « Regards croisés »

Intervention de Geneviève Morin

La transformation positive de l’économie

Cette présentation mettra de l’avant les profonds changements qui doivent être mis en place pour que l’économie puisse répondre aux besoins des personnes, à l’intérieur des limites de la planète. De manière critique, les défis inhérents au modèle économique actuel et les limites de la croissance économique infinie dans un contexte de ressources finies seront abordés. En s’appuyant sur certaines tendances observées, la présentation fera ressortir des manières d’aligner les activités économiques sur cette transformation positive. La présentation approfondira le rôle de la finance durable, la transformation de la finance comme un levier d’action et d’accélération vers cette économie plus équitable, plus inclusive et plus verte.

Intervention de Céine Bak 

Comment faire de la finance durable un élément essentiel pour générer des rendements à la fois pour les titulaires de droits et pour les actionnaires?

Plusieurs optiques pourraient contribuer à généraliser la finance durable. Parmi celles-ci :  

  • Notre compréhension des titulaires de droits, y compris les droits des jeunes à la santé et des Canadiens autochtones aux avantages de leurs terres, peut-elle éclairer l'évolution de la réglementation et la manière dont les entreprises travaillent dans notre cadre juridique ? 
  • Pouvons-nous permettre une compréhension simple de la manière dont notre épargne est investie afin que nous puissions choisir de l’investir ailleurs ? 
  • Pouvons-nous travailler de manière à ce que l'utilisation bénéfique des terres et des propriétés soit largement partagée, par exemple pour le logement ?
  • Les ajustements carbone aux frontières peuvent-ils contribuer à la relocalisation de nos économies? Peut-il s'agir d'une bonne nouvelle à la fois pour les populations et pour la planète?

16 février, de 13 h 30 à 17 h
Mireille Paquet (Université Concordia) et Félix Mathieu (Université de Winnipeg)
Troisième événement « Regards croisés »

Intervention de Mireille Paquet

La nouvelle politique d’immigration du Québec dans un Canada en mutation

Comment comprendre les débats actuels sur l’immigration au Québec ? S’appuyant sur les résultats d’études originales sur les attitudes, les stratégies des partis, les discours et la couverture médiatique, cette présentation va illustrer l’évolution de la politique d’immigration au Québec depuis 2018. Plus précisément, elle soulignera comment la province a connu une politisation sans précédent de l’immigration. Cette présentation ne se contentera pas d’examiner les facteurs à l’origine de cette politisation, mais soulignera également que l’expérience du Québec ne peut pas être attribuée de manière simpliste aux disparités culturelles ou à la nature distincte des attitudes de ses citoyens à l’égard de l’immigration. L’expérience du Québec depuis 2018 démontre plutôt la nécessité de ne pas surestimer la stabilité de la politique d’immigration du Canada et expose la fragilité de certaines hypothèses sur la façon dont le pays répond à l’immigration internationale.

Intervention de Félix Mathieu

Intégration de la diversité ethnoculturelle au Canada et au Québec : comprendre et critiquer le développement de l’interculturalisme et du multiculturalisme

Au tournant des années 1970, le projet politique canadien poursuit son entreprise de refondation nationale en adoptant une politique sur le multiculturalisme. Le Canada contemporain est appelé à être représenté comme foncièrement multiculturel et bilingue, dans le but de dépasser la dualité canadienne et l’horizon du biculturalisme (la logique des deux peuples fondateurs). Dès lors, le Québec en rejette les termes, car on y voit une tentative de nier la spécificité du Québec dans l’ensemble canadien. En retour, les autorités publiques québécoises en viennent à définir graduellement les contours d’un autre modèle — lequel demeure officieux à ce jour — de gestion de la diversité et d’intégration des nouveaux arrivants : l’interculturalisme. Dans cette conférence, il sera question à la fois du contexte dans lequel ces philosophies de la diversité ont pris forme dans les politiques publiques, des motivations qui ont poussé les acteurs politiques à Ottawa comme à Québec à agir dans ce domaine, et des différences comme des similitudes entre le multiculturalisme canadien et l’interculturalisme québécois.

23 février, de 13 h 30 à 17 h
Nicolas Marceau (ESG-UQAM) et Béatrice Alain (Chantier de l’économie sociale)
Quatrième événement « Regards croisés »

Intervention de Béatrice Alain

Repenser nos objectifs et nos modèles d’affaires pour assurer une qualité de vie et le développement territorial au Québec

 Le modèle nord-américain se base en partie sur l’idée que tout le monde, éventuellement, voudrait et devrait être propriétaire de sa maison. Le Québec a toujours été un peu distinct à cet effet, vu le taux relativement plus élevé de locataires, et l’importance du parc immobilier sans but lucratif. Or, la logique qui veut que le logement soit un bien marchand qui doit être acquis individuellement, voire une stratégie de placement profitable, continue de prédominer dans l’imaginaire collectif et dans nos politiques et programmes en la matière. Face à une pénurie grave de logements, mais aussi des impacts sociaux et environnementaux de nos choix pour y faire face, l’heure est à repenser nos objectifs et stratégies pour assurer que tous et toutes aient accès à un logement décent et adapté à leurs besoins tout au long de leur parcours de vie.

Intervention de Nicolas Marceau

Crise du logement : Quel rôle pour l’État ?

Résumé de l’intervention :  La présentation comportera trois parties. Dans la première, le conférencier documenterai les faits sur le marché du logement. Il s'intéressera à la fois au marché locatif et à celui de la vente / revente d’unités d’habitation. Dans le cas du marché locatif, il distinguera les différents types de logement (social, abordable, hors marché). Il discutera brièvement des prix et des quantités, du taux de vacances, de la formation des ménages, de la construction d’unités d’habitation, de l’équilibre dans le marché et de l’abordabilité des logements. Dans la seconde, il tentera d’expliquer ce qui a mené à la crise du logement. Il passera en revue les différents facteurs à l’œuvre du côté de l’offre et de la demande de logements. Enfin, dans la troisième partie, il examinera le rôle de l’État dans la mise en œuvre de quelques solutions possibles à la crise.  Il dira aussi quelques mots sur certaines propositions qui ont été mises de l’avant et qui lui apparaissent non opportunes.

15 mars 2024, de 13 h 30 à 17 h
Jocelyn Maclure (Université McGill) et Philippe Beaudoin (Waverly)
Cinquième événement « Regards croisés »

Intervention de Jocelyn Maclure

Une éthique exigeante de l’intelligence artificielle

De notre vie démocratique à nos relations interpersonnelles, les systèmes d’intelligence artificielle transforment l’ensemble des sphères de la vie humaine. Même en demeurant sceptique quant à l’avènement prochain d’une intelligence artificielle « forte » ou « générale », on peut aisément convenir que l’encadrement législatif des systèmes d’intelligence artificielle—y compris les gigantesques modèles de langage comme GPT-4, Bard et Llama—est l’un de nos défis collectifs les plus urgents. Je tenterai de montrer comment le champ en pleine effervescence de l’éthique de l’IA contribue à la construction d’un droit contraignant de l’intelligence artificielle. Après avoir mis en relief les limites des systèmes les plus avancés d’intelligence artificielle, je soutiendrai que l’IA doit être vue dans la perspective d’une extension de la cognition humaine plutôt que de son remplacement, et que les organisations doivent demeurer imputables quant aux effets de leur utilisation de l’intelligence artificielle.

Intervention de Philippe Beaudoin

La guerre de l’attention, notre riposte approche

Le terme « économie de l’attention » a été proposé par Michael H. Goldhaber en 1997 pour exprimer à quel point l’Internet avait modifié la manière dont les créateurs de contenu compétitionnaient pour capter notre attention. Depuis, on peut dire que cette économie a engendré, dans l’ombre, une escalade effrénée qui a mené à la création d’outils de plus en plus puissants qui arrivent aujourd’hui non seulement à détourner notre attention, mais même à se l’approprier pendant de longs moments. Historiquement, l’intelligence artificielle a été au service des créateurs de contenu et des plateformes, leur permettant de tester différentes hypothèses pour identifier les astuces les plus efficaces pour retenir notre attention. Aujourd’hui, l’intelligence artificielle conversationnelle change la donne. Celle-ci a en effet le potentiel d’offrir un espace où les individus peuvent dialoguer et explorer des questions importantes comme :

  • Qui suis-je ?
  • Qu’est-ce que je souhaite faire dans l’avenir ?
  • Comment puis-je investir mon temps pour y arriver ?

On peut donc envisager des outils qui nous aideraient à façonner notre environnement technologique de manière à nous aider à réaliser nos objectifs authentiques. Imaginez un futur où nos fils de nouvelles, nos applications préférées, et les gens avec lesquels on est le plus souvent en contact nous aident tous à progresser le long de notre trajectoire aspirationnelle.

Ce serait une belle riposte, non ?

21 mars 2024, de 18 h à 20 h
Laurence Deschamps-Laporte (Université de Montréal)
Conférence de clôture

Laurence Deschamps-Laporte présentera les défis et les pistes de solutions sur le type de politiques qui peuvent être mises en œuvre par le Canada et la communauté internationale pour soutenir les femmes dans des contextes politiques les plus complexes dont l’Afghanistan et l’Iran. Elle partagera également des réflexions sur la nature des politiques étrangères féministes qui deviennent de plus en plus répandues dans le monde et sur la nécessité de les construire en cohérence avec les politiques nationales pour défendre les droits des femmes.

Admissibilité et inscription
Martin Luther King

Critères d'admissibilité

  • Avoir réussi au moins trois sessions dans un programme de baccalauréat en génie à l'ÉTS​
  • Pouvoir assister aux activités qui auront lieu deux vendredis par mois à la session d’hiver 2024;
  • Avoir envie de refaire le monde
     

Note concernant les crédits : le cours LRC 110 n'est pas crédité dans le cadre des programmes suivants :

  • Génie des opérations logistiques;
  • Génie de la production automatisée;
  • Programmes de maîtrise. 
     

Inscription

L'inscription au cours Leadership et responsabilité citoyenne (LRC110) sera accessible sur ChemiNot, du 30 octobre au 14 novembre 2023. 

Fondation Jarislowsky

Fondation Jarislowsky

Le programme Leadership et responsabilité citoyenne a pu être créé grâce au soutien de la Fondation Jarislowsky.

La Fondation Jarislowsky a été fondée par Stephen Jarislowsky, un important philanthrope et dirigeant d’entreprises canadien. La Fondation compte 37 chaires de recherche dans des domaines traitant de la démocratie, de la gouvernance, de la gestion du secteur public, des arts et de la médecine, et ce, partout au Canada.

La Fondation contribue à des programmes qui permettent aux étudiants de divers horizons de discuter d’enjeux contemporains avec des mentors et des experts reconnus. Ces programmes visent à développer la pensée critique des étudiants afin qu’ils deviennent des leaders pourvus d’une vision et d’une pensée stratégiques.     

Stephen Jarislowsky est compagnon de l’Ordre du Canada et grand officier de l’Ordre national du Québec.