Regards multidisciplinaires sur la pandémie de la COVID-19

Des conférences publiques, ouvertes à tous, durant toute la session!

23 février 2021
conférenciers ets
Des conférenciers renommés réfléchiront aux répercussions sociales, économiques, politiques et culturelles de la pandémie de Covid-19.

Brian Myles, Gérard Bouchard, Marie Grégoire et Laure Waridel comptent parmi les conférenciers qui réfléchiront aux répercussions sociales, économiques, culturelles et politiques de la pandémie. Invités dans le cadre du programme Leadership et responsabilité collective, ces conférenciers et de nombreux autres ont accepté de rendre leurs conférences publiques. Vous pourrez donc les visionner grâce à la magie de la vidéoconférence (500 places disponibles seulement).

Ces conférences seront présentées deux samedis par mois, à compter du 16 janvier, et ce, jusqu’au 10 avril 2021 (une conférence sera présentée exceptionnellement un vendredi en mars).  Les liens vers ces conférences seront diffusés au début du mois et accessibles toutes les semaines dans la section Calendrier  du site Web de l’ÉTS.

Ceux du mois de février sont maintenant disponibles. Inscrivez-les à votre agenda!

Aucune inscription requise, Veuillez simplement vous connecter à l'heure et à la date convenues avec le lien Zoom qui est indiqué après la description de la conférence.

Professeur invité (Fellow)

M. Gérard Bouchard, sociologue à l'Université du Québec à Chicoutimi, agit à titre de professeur invité de ce programme de conférences qui est soutenu par la Fondation Jarislowsky (dans le cadre du programme Leadership et responsabilité collective).

M. Bouchard présentera la conférence « Que nous révèle la pandémie sur nous-mêmes? Le point de vue des imaginaires collectifs »,  le 10 avril prochain. 

Programmation de février  

La dimension économique de la crise sanitaire : l’impact, la réponse gouvernementale et le chemin vers la reprise

Samedi 27 février, 9 h
Pierre Fortin, économiste, UQAM

Le grand confinement nécessité par la pandémie de la COVID-19 a provoqué la chute la plus profonde jamais enregistrée de l’activité économique au Canada dans un seul semestre. La réponse ferme et coordonnée de la Banque centrale et des gouvernements fédéral et provinciaux a été très ferme, empêchant ainsi la récession de se transformer en dépression comme dans les années 1930. La dette engendrée par les centaines de milliards de dollars en mesures de soutien aux particuliers et aux entreprises ne coûtera pas très cher à financer parce que les taux d’intérêt sont bas; des hausses des impôts et de taxes ne seront pas requises. Le retour à la normale devrait se faire automatiquement et plus rapidement que dans années 1930, mais il pourrait être long (de 2 à 4 ans) s’il devait y avoir une deuxième vague de la pandémie, si la population hésite à dépenser, si notre client américain prend du retard et si les secteurs les plus durement touchés (tourisme, aéronautique, commerce, culture, etc.) sont lents à redémarrer.

Lien de la conférence (Zoom) : https://etsmtl.zoom.us/j/84601467037
Veuillez noter que le nombre de places est limité à 500 personnes.

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L’après-COVID : la dimension économique

Samedi 27 février 2021, 13 h 30
Mariepier Isabelle, professeure en économie, Université Laval
Arthur Silve, professeur en économie, Université Laval

Les modèles économiques et les politiques publiques sont souvent centrés autour du concept de « moyenne » et sont, par conséquent, mal adaptés pour prévoir un événement rare ayant une grande portée (pandémie, catastrophe naturelle, etc.). Or, ce type d'événement risque de modifier nos structures sociales et le paysage économique. De plus, nous avons aussi tendance à réfléchir au bien-être des populations et à la performance de l'économie sans réfléchir suffisamment aux effets de réseaux et aux inégalités.

Les conférenciers vous inviteront à réfléchir à un monde moins axé sur les moyennes, qui tiendrait davantage compte des concepts de risque et de distribution. Comment nos économies peuvent-elles s’y préparer? Ils exploreront cette question en réfléchissant au marché du travail, au système de santé, aux finances publiques, à la mission de l’État, à l’environnement, à la croissance et à l’interdépendance des économies.

Lien de la conférence (Zoom) : https://etsmtl.zoom.us/j/88601269879
Veuillez noter que le nombre de places est limité à 500 personnes.

Programmation de mars

Récits d'espoir : comment les jeunes Américains font face à la pandémie et redéfinissent leur avenir.

Vendredi 12 mars 2021, de 12 h à 13 h
Michèle Lamont, professeure à l’Université Harvard

Dans le contexte de la Covid, des inégalités croissantes et de la polarisation politique, la professeure analysera les défis actuels auxquels sont confrontés les Américains et proposera une voie d’affranchissement. Son exposé s’appuiera sur des données d'enquêtes ainsi que sur des entretiens réalisés des membres de la génération Z et des «  agents de changement » de premier plan, qui produisent de nouveaux récits dans divers domaines culturels tels la comédie, le journalisme, l’art et la religion. Les scripts néolibéraux du Soi, basés sur des critères fortement centrés sur le succès matériel, la compétitivité, l'individualisme et l'autonomie, sont de plus en plus associés à une mauvaise santé mentale dans toutes les classes. Les agents du changement offrent d'autres avenues: ils promeuvent des récits d'espoir qui mettent l'accent sur l'inclusion, la diversité, la durabilité et l'authenticité, ceci dans le cadre d'une «  politique de reconnaissance  » de plus en plus saillante qui élargit la citoyenneté culturelle et repousse ainsi l'exclusion et l'inégalité. La professeure cherchera à comprendre comment leur influence prend forme à travers des «  chaînes de reconnaissance  » qui mobilisent la philanthropie, les nouveaux mouvements sociaux, les médias sociaux, etc. Elle analysera la façon dont les jeunes de la génération Z définissent leur avenir autour de tels idéaux.

Lien de la conférence (Zoom)  : À venir
Veuillez noter que le nombre de places est limité à 500 personnes.

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La dimension culturelle (arts et lettres) | Rapports de pouvoir (Québec-Ottawa) 

Samedi 13 mars 2021, 9 h à 10 h 
François Rocher, sociologue, Université d’Ottawa
Marcel Fournier, sociologue, Université de Montréal

La COVID-19 : approche sociologique
Les arts et la culture. Les industries culturelles.

Par Marcel Fournier, sociologue, Université de Montréal

Le diagnostic est déjà établi :  c’est la catastrophe annoncée, et cela dans tous les secteurs d’activités culturelles. « Les salles (de spectacle) combles ne sont pas pour demain (…). Les programmations : un casse-tête » (Le Devoir, 4 août 2020). D’où pour éviter le pire, la nécessité des interventions gouvernementales et les annonces répétées de subventions (ex. 6 millions de dollars pour soutenir les salles de spectacle). Par ailleurs, se multiplient ici et là des expériences, des innovations qui apparaissent comme de signes d’espoir : « Le Festival Unisson et projet As One : Quand le spectacle se rapproche du spectateur ». (Le Devoir, 4 août 2020). 

Deux choses sont certaines : primo, rien ne sera comme avant, tout au moins pas dans la prochaine ou les prochaines années; secundo, les effets de la pandémie vont varier selon les secteurs d’activités (cinéma, danse, théâtre, musée, etc.) et aussi selon les groupes ou catégories d’artistes.

En ce qui concerne les catégories d’artistes, tout porte à croire que les plus « touchées » seront celles qui sont déjà les plus « fragiles » ou « vulnérables », notamment  les jeunes artistes, les femmes, les minorités visibles, les artistes en région. La situation des jeunes créateurs et créatrices « en émergence » ou qui terminent leurs études risque d’être la plus difficile,  car ils entrent sur le marché en période de pandémie. 
L’accès à des données à l’hiver prochain devrait nous permettre d’élaborer plus finement nos hypothèses. 

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Les relations fédérales-provinciales au temps du COVID-19 : same old, same old
Par François Rocher, sociologue, Université d’Ottawa

Les initiatives gouvernementales pour répondre aux enjeux économiques et sociaux soulevés par la pandémie ont atteint des proportions exceptionnelles au Canada. Le gouvernement fédéral a mis sur pied une panoplie de programmes, allant du soutien au revenu des travailleurs mis temporairement au chômage jusqu’à la fermeture des frontières canado-américaines. De la même manière, le gouvernement du Québec a lui aussi adopté un ensemble de mesures visant à soutenir les particuliers et les entreprises, tout en devant assurer une réponse adéquate du système de santé et gérer les incertitudes causées par le ‘déconfinement’ progressif.

L’exposé insistera sur le fait que l’État canadien a répondu à la crise en adoptant un modèle ‘mononational’ peu sensible aux identités particulières. De plus, les tensions prévisibles entre les deux ordres de gouvernement sont apparues portant sur la nécessité de respecter les champs de compétences dévolus aux gouvernements provinciaux. En ce sens, la conduite des relations fédérales-provinciales en temps de crise permet de porter un regard critique sur l’équilibre précaire entre les deux principes fondamentaux autour desquels s’articule la fédération canadienne : la solidarité pancanadienne et le respect de l’autonomie des provinces.

Lien de la conférence (Zoom) : À venir
Veuillez noter que le nombre de places est limité à 500 personnes.

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Écologie et société

Samedi 13 mars 2021, 13 h 30 à 14 h 30
Laure Waridel, anthropologue et sociologue

La COVID-19 est venue nous rappeler la fragilité de tous les systèmes humains. Quelles leçons peut-on tirer afin de prévenir de nouvelles crises tout en remédiant à la crise économique actuelle ? Quels changements de paradigmes s’imposent dans notre rapport à l’environnement et la manière dont nous les humains répondons à nos besoins sur une planète où les ressources sont limitées. Comment mener à bien une relance verte et juste qui permettrait de prévenir plutôt que de guérir? Voici quelques-unes des questions auxquelles tentera de répondre Laure Waridel. 

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L’après-COVID : l'avenir du système de santé

Samedi 27 mars 2021, 9 h à 10 h
Michel Clair, avocat, administrateur de société

Les réformes à venir. Obstacles. Nouveaux défis : croissance démographique, coûts.

Lien de la conférence (Zoom) : À venir
Veuillez noter que le nombre de places est limité à 500 personnes.

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L’après-COVID : le rapport État-mondialisation

Samedi 27 mars, 13 h 30 à 14 h 30
Michèle Rioux, professeure en sciences politiques
Stéphane Paquin, politologue, École nationale d’administration publique (ENAP)

Le retour des États dans la mondialisation à la suite de la pandémie. Cette crise invite à repenser le rôle des États sur les plans économique et social. Les interventions économiques des États se multiplient dans un contexte de repli national ou local. Dans cet exposé, les intervenants aborderont les problématiques révélées, anciennes et nouvelles de la crise de la COVID-19 en matière de politiques économiques, publiques et commerciales, notamment dans les secteurs des services essentiels (santé, alimentation) et d’autres aussi touchés. L’exposé identifiera les réponses nationales et analysera sommairement leurs répercussions et leurs limites. Les effets à court et à moyen termes des interventions étatiques seront également abordés en comparant le Québec et le Canada avec d’autres pays.

Les relations internationales et le multilatéralisme. ​Depuis quelques années, nous assistons au recul du multilatéralisme et à la fragmentation de l’ordre économique international. La crise actuelle nous amène à réfléchir sur l’importance de la coopération internationale en temps de crise et sur la prévention des crises (mécanismes de réponses rapides à imaginer). L’exposé abordera les tendances actuelles liées à la pandémie sur le plan de la réorganisation des relations mondiales (géoéconomie/géopolitique de la gouvernance mondiale entre deux hégémonies et rôle grandissant des grandes entreprises du numérique) afin de situer le contexte international dans lequel s’inscrivent et se déploient les interventions des États.

Lien de la conférence (Zoom) : À venir
Veuillez noter que le nombre de places est limité à 500 personnes.

Programmation d'avril 

Que nous révèle la pandémie sur nous-mêmes? Le point de vue des imaginaires collectifs.

Samedi 10 avril
Gérard Bouchard, sociologue à l'université du Québec à Chicoutimi (UQAC)
Fellow du programme Leadership et responsabilité collective

Ce qu’a révélé la crise : l’emprise des mythes sociaux. La place de la nation. La nouvelle perception de la mondialisation. Le religieux en retrait. Les allégeances profondes des Québécois. Résurgence nationaliste. Quelques surprises. Aspect critique.

Lien de la conférence (Zoom) : À venir
Veuillez noter que le nombre de places est limité à 500 personnes.

Aucune inscription requise - veuillez simplement vous connecter à l'heure et à la date convenues avec le lien Zoom qui est indiqué après la description de la conférence

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