Mohammed Sayagh

Relever le défi des systèmes à composants multiples

17 décembre 2020
Mohammed Sayagh
Mohammed Sayagh.

Améliorer le processus du développement du logiciel, établir de bonnes pratiques et créer des outils au moyen d’études empiriques, tels sont les buts poursuivis par le professeur Mohammed Sayagh, qui s’est joint à l’équipe du Département de génie logiciel et des TI, au début du mois de septembre.

Si ses intérêts de recherche portent sur le génie logiciel en général, le professeur s’intéresse particulièrement aux systèmes logiciels à composants multiples. En guise d’exemple, Netflix, qui consiste en un système composé d’une multitude de petits composants, créés et maintenus par différentes équipes. 

Ses travaux de recherche s’appuient sur différentes techniques, notamment l’exploration des dépôts logiciels (les dépôts de codes sources, les rapports de bogues, les forums en ligne et la plateforme DockerHub), les techniques d’analyse de codes sources (le découpage statique et dynamique), le traitement du langage naturel, l’analyse qualitative et les techniques d’analyse quantitative. 

Mohammed Sayagh s’est d’abord dirigé pour une courte durée vers l’industrie, pour rapidement se rendre compte qu’il avait envie de contribuer à la recherche et au développement du domaine du génie logiciel, et que l’aspect « configuration » l’intéressait davantage.  

Il a alors entrepris ses études doctorales sous la direction du professeur Bram Adams, directeur du Laboratoire maintenance, construction et intelligence des logiciels (MCIS) de Polytechnique Montréal. Son projet de recherche portait sur la configuration d’applications logicielles multicouches comme Wordpress, un exemple typique d’architecture LAMP (Linux, Apache, MySql, PHP). « Mon but était de fournir une méthodologie visant à aider les utilisateurs et les développeurs à déceler et à résoudre les problèmes de configuration pouvant être générés par différentes couches », explique-t-il. 

À la suite de l’obtention de son doctorat en 2018, il a travaillé comme chercheur postdoctoral au Software Analysis and Intelligence Lab (SAIL) de l’Université Queen's de Kingston, en Ontario, sous la direction du professeur Ahmed E. Hassan, où il s’est concentré sur la variabilité des logiciels et l’ingénierie des systèmes logiciels à grande échelle. 

Le défi des systèmes à composants multiples

En arrivant à l’ÉTS, le professeur-chercheur entend concentrer ses efforts de recherche dans la même direction. « La prochaine étape consiste à comprendre comment les systèmes évoluent à travers le temps, et en arriver à l’élaboration de bonnes pratiques que les développeurs peuvent suivre pour mieux faire évoluer leurs systèmes. Je souhaite leur proposer des techniques pour les aider à gérer la qualité des systèmes, en particulier les systèmes à composants multiples, explique-t-il. Les caractéristiques de ces systèmes sont différentes de celles des systèmes logiciels monolithiques, sur lesquels se concentrent la plupart des ouvrages de génie logiciel. Peu d’études ont examiné les systèmes logiciels à composants multiples, qui offrent de nouveaux défis en matière de génie logiciel, notamment le débogage des erreurs de configuration ». 

Génie logiciel vert, AIOps, crowd-sourcing

En plus de la gestion de la configuration et des systèmes à composants multiples, il s’intéresse également à d’autres domaines du génie logiciel, en particulier, au génie logiciel vert, à l’AIOps (intelligence artificielle dédiée aux opérations informatiques), au développement de jeux et à l’approvisionnement par la foule (crowd sourcing). 

Mohammed Sayagh a choisi l’ÉTS en raison de son excellente réputation et du grand nombre de chercheurs qui, comme lui, font des études empiriques et concentrent leurs efforts dans son domaine. « Ceci représente pour moi une opportunité unique de collaboration avec plusieurs personnes », précise-t-il.  

Chantal Crevier

Service des communications

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