Savoir créer des ponts entre la science et l’art…

C’est aussi cela la recherche en génie à l’ÉTS!

17 janvier 2022
claudiane ouellet-plamondon
Claudiane Ouellet-Plamondon.

Si vous pensiez que le génie et l’art faisaient bande à part, détrompez-vous! Deux équipes de recherche de l’ÉTS – dont l’une est dirigée par la professeure Claudiane Ouellet-Plamondon, du Département de génie de la construction, et l’autre par David St-Onge, du Département de génie mécanique –, démontreront que les deux disciplines peuvent s’enrichir mutuellement.

Quand la chaîne de blocs et la mécanique quantique donnent naissance à une œuvre interactive et immersive 

Le projet dirigé à l’ÉTS par la professeure Ouellet-Plamondon intégrera le béton durable, la réalité augmentée et la chaîne de blocs à une œuvre immersive et interactive! De cette collaboration interdisciplinaire naîtra une œuvre inspirée par les lois de la mécanique quantique qui permettra à chacun des participants de vivre une expérience singulière. Il s’agira ici de tisser des liens entre la matière, l’humain et l’information, tout en tenant compte des principes de développement durable, que ce soit dans le choix des matériaux, dans l’utilisation de la chaîne de blocs ou dans les propositions esthétiques.  

Outre la professeure Ouellet-Plamondon, Bora Ung, du Département de génie électrique, et Kaiwen Zhang, du Département de génie logiciel et des TI, tous deux l’ÉTS, font partie de l’équipe de recherche tout comme Jean-Ambroise Vesac, professeur et artiste en arts numériques à l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, et codemandeur de la subvention. Ces professeurs font partie du collectif INTRIGO, lequel compte également les artistes Patrick Harrop et Étienne Baillargeon. Pour en savoir plus : INTRIGO (Agence Science-Presse). 

david st-onge
David St-Onge.

Des essaims robotiques qui jouent avec la gestuelles des danseurs et des marionnettes...

Quant au projet dirigé par le professeur St-Onge, il consistera à explorer l’expressivité des essaims robotiques en créant un langage. Les robots qui font partie de l’essaim seront installés sur les plateformes robotiques du laboratoire INIT Robots, puis revêtus de matériaux récupérés, en plus d’être programmés et manipulés de façon à s’intégrer aux performances des artistes. 

En plus du professeur St-Onge, l’équipe de recherche comptera Rachid Aissaoui, professeur en génie mécanique à l’ÉTS, Giovanni Beltrame, professeur au département de génie logiciel et informatique de Polytechnique Montréal, Hélène Duval, professeure au département de danse de l’Université du Québec à Montréal (UQAM) de même que Geneviève Dussault, chercheuse et analyste du mouvement, de l’UQAM. 

Deux artistes professionnelles se joindront à cette équipe de recherche universitaire : Danielle Lecourtois, chorégraphe, et Marcelle Hudon, marionnettiste. Rappelons que le professeur St-Onge est un habitué des projets qui intègrent l’art et la science puisqu’il a déjà collaboré avec des artistes en arts visuels, des musées et des théâtres dans le cadre d’autres projets impliquant des drones ou des robots. 

Un circuit de diffusion culturel

Ces œuvres seront ensuite présentées dans des galeries, des festivals et des maisons de la culture et peut-être même – les équipes se croisent les doigts – à la Biennale des arts numériques.

Il est probable que l’œuvre créée par l’artiste Jean-Amboise Vesac en collaboration avec l’équipe de recherche de la professeure Ouellet-Plamondon, soit exposée de façon permanente sur le campus de l’ÉTS.

C’est à suivre! 

Une volonté réelle de renforcer les liens entre les deux disciplines

Depuis un bon moment déjà, l’ÉTS cherche à renforcer les liens entre la science et les arts. Au printemps 2021, un comité interne, réunissant du personnel de plusieurs secteurs et horizons professionnels, a été mis en place en vue d’élaborer un programme d’intégration des arts et de la culture à l’ÉTS.  Ce programme, dont l’un des volets porte sur les arts technologiques, compte parmi les recommandations découlant des consultations tenues dans le cadre du Plan de développement urbanistique du campus. Par ailleurs, les artistes professionnels impliqués dans le projet du professeur St-Onge auront accès à un espace de travail ici même, à l’ÉTS. 

Faire du génie autrement et rendre le campus plus agréable à vivre, voilà les pierres angulaires de cet audacieux programme! Nul doute que l’ÉTS saura y apporter une contribution originale en tant qu’école de génie.

Vous souhaitez en apprendre davantage quant aux projets qui marient l’art public et le génie? Nous vous invitons à une vidéoconférence qui aura lieu le 26 janvier prochain, de 12 h à 13 h. Pour en savoir plus :  l’art public et l’ingénierie : une collaboration méconnue, mais indispensable (Interface).

Programme PRISME 

Ces deux projets ont reçu une subvention du programme PRISME, du Fonds québécois de recherche – Nature et technologies (FQRNT). Ce programme vise à financer des projets interdisciplinaires, mais aussi à démocratiser les résultats scientifiques, les œuvres et les performances, et ce, quelles que soient les formes d’expressions artistiques, tout en contribuant à la compréhension et aux discussions portant sur des concepts complexes.   

Chantal Crevier

Service des communications et du recrutement étudiant

514 396-8800, poste 7893

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