Construction en bois

Retour sur le Défi Cecobois 2018 à l’ÉTS

24 janvier 2018

La 9e édition du Défi Cecobois s’est déroulée du 18 au 21 janvier à l’ÉTS. Pour l’occasion, 50 étudiants des 1er, 2e et 3e cycles de neuf universités québécoises s’y sont donné rendez-vous. En équipes multidisciplinaires, ces étudiants en génie du bois, génie de la construction, génie civil, architecture et design de l’environnement ont mis à profit leurs expertises afin de concevoir et construire une maquette en bois.

Un premier défi basé sur un projet réel

Pour la première fois, les participants du défi étaient soumis à un projet réel, soit la conception et la fabrication d’un modèle réduit à l’échelle 1:50 d’une structure en bois abritant la piste de vélo extérieure de Bromont pour en faire le seul vélodrome au Québec. Ce projet est actuellement à l’étude par le Centre national de cyclisme de Bromont. Son directeur général, Nicolas Legault, formule le souhait d’y intégrer le bois qu’il qualifie de richesse québécoise. Concernant l’implication d’étudiants à l’idéation du projet, il mentionne : « Je trouve ça tellement beau de voir l’expertise d’ici en action pour un projet qui sera un legs pour le Québec. ».

Résultats de la compétition

Les projets ont été évalués selon des critères tels que l’intégrité structurelle, l’originalité, le design et la durabilité de la structure. Après quelque 20 heures dédiées à la conception et à la construction des maquettes, le jury, composé de deux ingénieurs et deux architectes, a couronné l’équipe composée de :

  • Émile Beaucaire, génie civil, Polytechnique
  • Maude Fleurant, génie civil, Université de Sherbrooke
  • Philippe Fortin, génie de la construction, ÉTS
  • Maxime Giasson, architecture, Université de Montréal
  • Dominique Robitaille, génie du bois, Université Laval

Leur maquette s’est distinguée par l’adéquation entre les qualités structurales et architecturales, par son caractère innovateur et réaliste ainsi que par sa forme bien adaptée à la fonction du bâtiment. Elle sera exposée toute l’année à l’ÉTS.

L’étudiant de l’ÉTS faisant partie de l’équipe gagnante, Philippe Fortin, commente son expérience : « Le fait d’avoir une équipe aussi diversifiée a fait toute la différence au niveau de la conceptualisation et du réalisme de la solution que l’on a proposée. Travailler en équipe multidisciplinaire nous a permis de répondre parfaitement aux besoins et attentes du promoteur. C’était bénéfique et très enrichissant! ». Philippe Fortin a découvert la construction en bois lors de ses études en génie de la construction à l’ÉTS. Il affirme que c’est le matériau du 21e siècle et qu’il veut faire partie de cette révolution.

La construction en bois, une option environnementale

La construction en bois a connu un essor important au cours des dernières années. Seul matériau de construction renouvelable, il fait un retour en force sur le marché de la construction en cette ère de lutte aux changements climatiques. Le procédé de fabrication du bois de construction requiert moins d’énergie et est moins polluant que celui de l’acier ou du béton. Sa propriété environnementale la plus intéressante réside dans le fait que le bois séquestre des émissions de carbone tout au long de la croissance des arbres. Un mètre cube de bois capte l’équivalent d’une tonne de CO2. Outre ses avantages écologiques, le bois est polyvalent, résistant au feu, résistant sur le plan thermique en plus d’offrir une bonne performance acoustique. Ce matériau est donc voué à un bel avenir et nos futurs ingénieurs et architectes y sont de plus en plus intéressés.

L’ÉTS offre d’ailleurs le cours « CTN781 Structures en bois et fausses charpentes » aux étudiants en génie de la construction.

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