Chaires de recherche en génie Marcelle-Gauvreau

Mieux comprendre les répercussions des changements climatiques sur l’occupation du territoire

15 janvier 2021
annie poulin ets
Annie Poulin.

L’ÉTS a lancé en décembre dernier son programme de chaires de recherche en génie Marcelle-Gauvreau. Cinq membres du corps professoral de l’ÉTS sont maintenant titulaires de l’une de ces chaires. Nous vous présentons aujourd’hui les travaux de recherche qui seront réalisés par l’une des titulaires, la professeure Annie Poulin.   

Quelle est l’incidence des changements climatiques sur les bassins versants, c’est-à-dire les territoires drainés par l’eau, combinée aux changements découlant de la vocation de ce territoire? Est-ce que la combinaison de ces deux changements – climat et vocation du territoire – aura des répercussions sur l’hydrologie? C’est ce que compte découvrir Annie Poulin, professeure au Département de génie de la construction, grâce aux travaux qu’elle dirigera dans le cadre de la Chaire de recherche Marcelle-Gauvreau sur l’impact des changements environnementaux sur les ressources en eau. 

Ces études sont importantes pour comprendre les répercussions de ces changements sur l’occurrence des inondations et des sécheresses, par exemple, et pour adapter nos pratiques en matière de gestion de l’eau à l’échelle des bassins versants.

« Plusieurs études scientifiques ont été réalisées un peu partout pour étudier les impacts des changements climatiques sur le débit des cours d’eau, par exemple. Mais qu’arrive-t-il, au fil des ans, si la forêt qui entoure une rivière est transformée par l’homme et qu’elle devient un champ de maïs? Est-ce que cette nouvelle façon d’occuper le territoire combinée aux changements climatiques que l’on anticipe au cours des prochaines années auront des effets sur les débits de cette rivière ? Si oui, quels seront-ils ? », illustre la professeure Poulin. 

Pour répondre à ces questions, la professeure souhaite notamment élaborer de nouvelles méthodologies liées à la chaîne de modélisation typiquement utilisée en études d’impacts. Et comme aucune évaluation n’a encore été réalisée à grande échelle sur la capacité des outils de modélisation hydrologique à simuler l’effet des changements d’occupation du sol, la professeure en profitera pour tester leur robustesse. 

Les travaux s’appuieront sur la base de données HYSETS, lancée en mars 2020 par le Laboratoire HC3 - Hydrologie, climat et changements climatiques de l’ÉTS, qui renferme des données sur plus de 14 000 bassins versants de l’Amérique du Nord. 

Comme l’Amérique du Nord couvre un large territoire regroupant plusieurs types de climats, de profils montagneux, de végétations et de bassins hydrographiques, la professeure pourra modéliser plusieurs scénarios, ce qui enrichira grandement ses recherches, tout comme les collaborations qu’elle a récemment établies avec des chercheurs du Mexique.

À propos de la professeure Poulin   

Professeure au Département de génie de la construction depuis 2010, Annie Poulin se spécialise dans la modélisation hydroclimatique. Elle s’intéresse plus particulièrement à la modélisation hydrologique et à l’étude de l’impact des changements climatiques sur l’hydrologie des bassins versants. 

En plus de diriger le Laboratoire HC3 - hydrologie climat & changements climatiques depuis 2019, la professeure Poulin est activement engagée dans le développement d’un réseau de collaboration scientifique entre le Québec et le Mexique. Ce réseau regroupe le Consortium Ouranos du ministère québécois de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC), le Regroupement des organismes des bassins versants du Québec, l’Université de Veracruz, l’Institut mexicain des technologies de l’eau et de la Commission nationale de l’eau du Mexique. En outre, la professeure collabore également à un projet scientifique entre le Québec et la Bavière.

La professeure Poulin est membre du comité de direction du regroupement stratégique CentrEAU ainsi que du comité d’évaluation des subventions à la découverte du CRSNG. Tout comme les autres membres du Laboratoire HC3, la professeure collabore de près avec le Consortium Ouranos et le MELCC dans le cadre du projet Info-Crue. 

À propos du programme de chaires de recherche en génie Marcelle-Gauvreau 

Le programme de chaires de recherche en génie Marcelle-Gauvreau, qui a été lancé par l’École de technologie supérieure (ÉTS) en décembre dernier, vise à souligner le parcours remarquable de professeurs qui, en plus d'avoir un dossier d'excellence en recherche, ont dû faire preuve de détermination et de résilience face à l’adversité. Cinq des dix chaires ont été attribuées à des professeurs et des professeures de l’interne. Cinq autres chaires seront attribuées à des professeurs et à des professeures de l’externe au cours du printemps 2021.

Chantal Crevier

Service des communications

514 396-8800, poste 7893

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