Lettre ouverte de Pierre Dumouchel, directeur général de l'ÉTS

7 mai 2018
Pierre Dumouchel

Montréal a remporté le titre de Meilleure ville universitaire en 2017, déclassant Paris et Londres. Les efforts déployés par les établissements universitaires pour attirer des étudiants d’ici et d’ailleurs profitent à l’ensemble de la ville, bénéficient aux entreprises et commerces, et nourrissent la R-D et l’économie locale.

Et tout ce dynamisme attire... d’autres étudiants! Une roue qui doit continuer de tourner à l’avantage de la métropole.

Il est parfois difficile d’accéder à Montréal et de s’y déplacer en voiture et même en autobus, y compris dans Griffintown, autour du campus de l’ÉTS. « Le temps perdu dans les bouchons du soir a doublé en 4 ans au Nord de Montréal », nous révélait Radio-Canada le 17 avril dernier.

Près de 11 000 étudiants fréquentent l’ÉTS, et ce nombre ne cesse d’augmenter. De l’ensemble des étudiants de l’École, 48 % résident à l’extérieur de Montréal, notamment 21 % dans les régions de Laval, Laurentides et Lanaudière et 20 % en Montérégie. Un nouveau système de transport efficace, automatisé et électrique apparaît comme une excellente solution pour relier Griffintown à la Rive-Sud, à la Rive-Nord et au reste du réseau de transport en commun. Le Réseau express métropolitain (REM) permettrait de surcroît au quartier et à l’ÉTS de poursuivre leur croissance.

Par ailleurs, comme dans la plupart des autres établissements, plusieurs cours à l’ÉTS sont donnés le soir et le samedi, des moments où l’offre de transport en commun est très réduite dans certaines municipalités situées en périphérie de Montréal. Un service en continu tous les jours et tard le soir permettra à plus d’étudiants de se rendre à l’ÉTS à tout moment autrement qu’en voiture.

Finalement, autre aspect important pour une école d’ingénieurs : des dizaines de milliers d’emplois directs et indirects seront créés au cours des trois années de construction du REM.

Comme dans tout grand projet de construction, de jeunes ingénieurs et des stagiaires en génie seront appelés à contribuer à sa réalisation. On le voit présentement avec la construction du nouveau pont Champlain : des dizaines de stagiaires et de diplômés de l’ÉTS participent à ce chantier.

Il est rare que l’on offre à de futurs ingénieurs l’occasion d’apprendre directement sur le terrain en contribuant à des projets d’une telle envergure, des projets innovateurs et rassembleurs combinant plusieurs domaines du génie : mécanique, construction, électrique, logiciel, automatisation, logistique, etc.

Ces jeunes ingénieurs, formés à l’ÉTS ou ailleurs, auront acquis une expérience précieuse qui permettra par la suite à leurs employeurs, principalement des entreprises d’ici, d’innover et de se démarquer.

C’est pourquoi nous croyons que le REM favorisera non seulement l’accessibilité au campus de l’ÉTS, mais également son développement et celui de Montréal et du Québec.

Pierre Dumouchel
Directeur général, ÉTS

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