Expertises
Les champs d’intervention du LIDD
L’action du LIDD s'articule autour de trois axes de recherche et d'un axe d'enseignement.
Axes de recherche
Le biomimétisme est une philosophie et une approche conceptuelle interdisciplinaire prenant pour modèle la nature afin de relever les défis du développement durable. La conception biomimétique est une coopération interdisciplinaire de la biologie et de la technologie ou d’autres domaines d’innovation dans le but de résoudre des problèmes pratiques par le biais de l’analyse fonctionnelle des systèmes biologiques, de leur abstraction en modèles ainsi que par le transfert et l’application de ces modèles à la solution. Le biomimétisme et la conception biomimétique constituent des approches définies par la norme ISO 18458:2015.
Un des champs d’action du LIDD se concentre sur la bonification de la méthodologie de conception biomimétique par le biais de méthodes quantitatives issues de l’analyse du cycle de vie. Le laboratoire a publié plusieurs articles scientifiques dans ce domaine. La thèse de doctorat du cofondateur du LIDD, Philippe Terrier, porte d'ailleurs sur la conception biomimétique en ingénierie et son application à la mobilité urbaine. Le LIDD collabore également avec des PME du Québec dans le but de faciliter l’utilisation de démarches ou d’outils d’ingénierie durable (écoconception, réduction d’impacts environnementaux, pensée cycle de vie).
Dans le cadre d'un processus de conception biomimétique, la base de données Ask Nature (en anglais), une référence dans le domaine, s'avère profitable pour découvrir comment le vivant met en œuvre les fonctions que les systèmes techniques tendent à imiter.
Les technologies appropriées et les low-tech visent à satisfaire des besoins technologiques fondamentaux pour l’émancipation et le développement des populations. Ces deux approches, qui désignent autant des techniques, des objets qu'une philosophie, touchent des domaines multiples : alimentation et eau, gestion des déchets, énergie, habitation, transport, etc.
Ces technologies doivent respecter trois principes fondamentaux :
- Répondre à des besoins essentiels afin d’assurer un mode de vie en accord avec les principes de soutenabilité.
- Être accessibles, maîtrisables et utilisables par la majorité des usagers pour favoriser une plus grande autonomie des populations. Pour cela, elles doivent pouvoir être construites, réparées ou entretenues localement, et reposer sur des principes de fonctionnement simples dont le coût est adapté à la capacité financière des utilisateurs.
- Tenir compte des impacts environnementaux et sociaux. Les low-tech sont réparables, recyclables, adaptables et elles s’inscrivent dans une démarche de durabilité.
Le LIDD a été fondé dans le but d’offrir un soutien pour la recherche et le développement de technologies appropriées principalement appliquées dans des contextes de coopération internationale. Depuis sa fondation, le laboratoire a collaboré à de nombreux projets avec des ONG comme Oxfam-Québec, Handicap International, CUSO International ou Ingénieurs sans frontières. Philippe Terrier, cofondateur du LIDD, a été directeur général et membre du CA d’Ingénieurs sans frontières Québec pendant plusieurs années.
Les stations de recherche polaires antarctiques sont des lieux de vie parmi les plus isolés au monde, où des communautés de scientifiques contribuent à l’avancement de la connaissance dans les domaines du climat, de la glaciologie, de la biologie, etc. Le LIDD a collaboré à plusieurs projets en lien avec l’accès aux énergies renouvelables sur des stations de recherche basées en Antarctique, notamment en partenariat avec PG Polar Engineering.
Le cofondateur du LIDD, Philippe Terrier, a participé à plusieurs missions scientifiques en Antarctique, dont un hivernage de 14 mois à la station polaire Dumont d’Urville en terre Adélie, et plusieurs raids au Dôme C dans le cadre du forage glaciologique pour l’étude du climat.
Enseignement et diffusion des connaissances en ingénierie durable
Le LIDD se positionne comme un acteur pour la diffusion de connaissances, de pratiques ou d’outils en ingénierie durable. Plusieurs conférences sont données chaque année par des membres du laboratoire (biomimétisme, ingénierie durable, etc.) et diverses interventions sont menées dans le cadre d’activités de formation. De plus, les projets du LIDD nourrissent l’enseignement, en offrant des cas d’étude concrets aux étudiants et étudiantes d’un cours consacré aux outils de développement durable en ingénierie.
Le LIDD vise également le développement et le partage de pratiques et de connaissances avec les membres du corps enseignant de l’ÉTS qui souhaitent intégrer des outils d’ingénierie durable dans leur enseignement et leur recherche.