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Réduire l’empreinte écologique de la 5G grâce à l’IA

Regroupant Ericsson et plusieurs partenaires universitaires et gouvernementaux, l'équipe de recherche sera dirigée par le professeur Cheriet

14 octobre 2022
Mohamed Cheriet
Mohamed Cheriet, professeur à l’ÉTS et directeur général du Centre interdisciplinaire de recherche sur l’opérationnalisation du développement durable (CIRODD).

Comment l’intelligence artificielle peut-elle aider le secteur des télécommunications à minimiser la consommation d’énergie des réseaux 5G?  C’est la question à laquelle tentera de répondre une équipe de chercheurs et chercheuses dirigés par Mohamed Cheriet, professeur à l’ÉTS et directeur général du Centre interdisciplinaire de recherche sur l’opérationnalisation du développement durable (CIRODD).  Lancé par Ericsson Canada, ce projet regroupera d’autres partenaires universitaires et gouvernementaux, dont l’Université Concordia, Polytechnique Montréal ainsi qu’Environnement et Changement climatique Canada (ECCC).  

À l’ÉTS, le professeur Cheriet sera épaulé par Kim-Khoa Nguyen, professeur au Département de génie électrique, et Bassant Selim, professeure au Département de génie des systèmes, ainsi que par une équipe de recherche composée d'étudiants et d'étudiantes des cycles supérieurs au laboratoire Synchromedia. 

En plus d’explorer la façon dont l’intelligence artificielle (IA) peut aider le secteur des télécommunications à minimiser la consommation d’énergie des réseaux 5G, ce projet aidera les fournisseurs de services de communication à réduire leur empreinte carbone et leurs coûts d’exploitation. Ainsi, en réalisant des économies d’énergie, ces derniers seront en mesure de réduire les frais exigés aux consommateurs, tout en abaissant le niveau des émissions nuisibles.

« Il existe un consensus quant à l’urgence climatique, et les changements climatiques sont maintenant inévitables. Nous devons agir maintenant pour réduire notre empreinte écologique; pour ce faire, nous devons d’abord mettre au point des technologies moins dommageables pour l’environnement. Le recours à l’IA dans la conception de réseaux de communication nous permettra de réduire la demande d’énergie, tout en maintenant la vigueur de l’économie », a expliqué Christian Casanova, directeur exécutif de la recherche et des partenariats de l’École de technologie supérieure (ÉTS).

Celui-ci rappelle d’ailleurs que l’action climatique compte au nombre des quatres grandes orientations stratégiques du Plan sratégique de la recherche 2022-2027 de l’ÉTS.

Kim-Khoa Nguyen.
À l’ÉTS, le professeur Cheriet sera épaulé par Kim-Khoa Nguyen, professeur au Département de génie électrique, et Bassant Selim, professeure au Département de génie des systèmes.  

Réduire la consommation énergétique des TIC

Les technologies de l’information et des communications (TIC) sont un secteur d’activité où la consommation d’énergie est intense et de plus en plus grande. La 5G est plus écoénergétique que les générations précédentes de communications mobiles; toutefois, on s’attend à une augmentation de la consommation d’énergie de l’ensemble des réseaux mobiles, en raison de la nécessité d’accroître la capacité des réseaux, afin de répondre à la croissance exponentielle du trafic de données. En intégrant l’IA à ces réseaux, les chercheurs vont mettre au point des moyens leur permettant de s’autoconfigurer et de se reconfigurer, afin de réduire la consommation d’énergie à un niveau minimum, tout en maintenant le niveau de qualité de service exigé.

Le soutien d'Éricsson

Des  scientifiques de données de l’Accélérateur mondial d’intelligence artificielle (Global Artificial Intelligence Accelerator ou GAIA) d’Ericsson à Montréal vont soutenir le projet de recherche de trois ans, en collaboration étroite avec 7 professeurs et avec 27 chercheurs provenant de l’ÉTS, de l’Université Concordia et de Polytechnique Montréal, tout en bénéficiant des connaissances et du savoir-faire d’ECCC. Ericsson mettra à contribution les experts mondiaux d’Ericsson Research, qui dirigeront le groupe dans la standardisation de ses résultats de recherche et dans le développement de solutions pouvant être industrialisées et intégrées aux produits et services 5G. On s’attend également à ce que les résultats de ces travaux de recherche renforcent les solutions de modélisation des gaz à effet de serre (GES) d’ECCC pour le secteur des technologies de l’information et des communications, et à ce qu’ils contribuent à la standardisation à l’échelle mondiale. Ce partenariat bénéficie du soutien financier du gouvernement du Québec (par l’intermédiaire d’InnovÉÉ - Innovation en énergie électrique) et du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CNRSG).

Un projet soutenu par innovÉÉ et le CRSNG

Ce partenariat bénéficie du soutien financier du gouvernement du Québec (par l’intermédiaire d’InnovÉÉ - Innovation en énergie électrique) et du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CNRSG).

Erik Ekudden, vice-président principal et chef de la direction technologique d’Ericsson, souligne : « Les réseaux 5G constituent le pilier technologique de notre société; ils offrent une possibilité de numériser les industries et de réduire considérablement les émissions mondiales de CO2. Sous la direction attentive de nos partenaires et avec l’aide des experts d’Ericsson à Montréal, une plaque tournante de l’IA, nos chercheurs vont tester et raffiner des solutions visant à rendre la 5G et les prochaines générations de réseaux plus intelligentes et écoénergétiques pour les fournisseurs de services et plus rentables pour les utilisateurs. »

L’honorable Steven Guilbeault, ministre de l’Environnement et du Changement clmatique, déclare : « Le gouvernement du Canada est constamment à la recherche de façons novatrices de réduire la pollution et de lutter contre les changements climatiques dans les industries, qu’elles soient nouvelles ou anciennes. Faire équipe entre Ericsson Canada, les universités montréalaises de classe mondiale et la communauté de recherche et de développement dans le domaine de l’IA, dont Montréal est un chef de file, constitue une autre étape intelligente dans la poursuite de la croissance et des emplois carboneutres. »

François Bertrand, directeur de la recherche et de l’innovation à Polytechnique Montréal, explique : « La crise climatique exige de nouvelles solutions et la mise en commun de talents multidisciplinaires. Au cours des trois prochaines années, en combinant leurs forces avec celles des professeurs et des chercheurs des quatre organisations partenaires, nos experts vont exploiter le potentiel de l’intelligence artificielle et vont contribuer à réduire la quantité d’énergie dont ont besoin les stations de base pour transmettre des signaux aux appareils sans fil. Cela s’avère essentiel, compte tenu de l’augmentation du nombre d’appareils connectés, qui devrait être considérable. »

Dominique Bérubé, vice-président à la recherche et aux études supérieures de l’Université Concordia, ajoute : « Un projet de recherche de cette envergure a besoin du soutien solide de plusieurs organisations. Étant donné le long historique de collaboration entre l’Université Concordia et Ericsson, il était tout simplement naturel que notre établissement et notre Institut d’IA appliquée, qui se concentre sur la recherche de solutions appliquées aux défis du monde réel, participent à cette initiative. La durabilité est une priorité importante pour l’Université Concordia et nous sommes fiers de contribuer à un projet qui peut réduire la consommation d’énergie des réseaux 5G. »

Thierry St-Cyr, président-directeur général d’InnovÉÉ - Innovation en énergie électrique, conclut : « Nous sommes convaincus que le modèle de recherche collaborative est un incontournable pour développer de nouvelles technologies visant à réduire plus rapidement, plus intelligemment et de manière plus concurrentielle les émissions de GES du secteur de l’énergie. »

Service des communications et du recrutement étudiant (SCRÉ)

Chantal Crevier 

514 396-8800, poste 7893

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