Dix années de recherche couronnées par un brevet en télécommunications optiques

Une collaboration entre la professeure Christine Tremblay et Ciena

8 septembre 2021
Christine Tremblay ÉTS
Christine Tremblay.

Bien que nous recourions régulièrement à Internet, nous ne réalisons pas toujours que celui-ci est avant tout un réseau de fibres optiques comportant des points d’accès sans fil. Or, ce réseau de fibres optiques parcourt la planète et traverse les océans grâce à des milliers de kilomètres de câbles sous-marins. Ces câbles transportent des données – telles que des vidéos, des images ou des fichiers – sous forme d’impulsions optiques. Ces impulsions sont générées par des transmetteurs optiques, puis détectées par des récepteurs également optiques. 

Or, les récepteurs qui se trouvent dans les réseaux actuels peuvent syntoniser les signaux d’une longueur d’onde spécifique. Cette particularité rend les réseaux plus difficiles à reconfigurer dès qu’il y a une augmentation du trafic. Qui plus est, une augmentation importante du trafic peut éventuellement nécessiter le déploiement de nouveaux terminaux et câbles. On s’en doute bien, cette opération nécessite du temps, en plus de coûter cher. 

Christine Tremblay, professeure au Département de génie électrique et fondatrice du Laboratoire de technologies de réseaux de l’École de technologie supérieure (ÉTS), compte s’attaquer à ce problème, grâce à une technologie nouvellement brevetée qu’elle a conçue en collaboration avec Ciena et de concert avec un chercheur postdoctoral et un étudiant à la maîtrise de son équipe. 

Fruit d’une dizaine d’années de recherche sur les réseaux sans filtre, le concept qui se cache derrière cette technologie s’appuie sur des émetteurs-récepteurs cohérents qui peuvent être reconfigurés de manière dynamique au fil des variations de trafic observées dans les liaisons optiques déployées sur plusieurs fuseaux horaires. Ainsi, le récepteur peut s’adapter rapidement à ces variations, car il peut choisir l’une des 80 fréquences possibles du spectre optique grâce à l’architecture sans filtre des terminaux et des liens optiques. 

En outre, la nouvelle technologie permet d’utiliser les infrastructures déjà en place et de tirer avantage du fait que les vagues de trafic se produisent à des moments différents de la journée d’un fuseau horaire à l’autre.  Par exemple, il y a plus de trafic durant le jour dans certaines zones que durant la nuit, au moment où la plupart des gens dorment. Un réseau optique sans filtre peut donc sélectionner les émetteurs et les fréquences les plus appropriées au cours d’une période donnée afin de maximiser sa capacité.  

Chantal Crevier

Service des communications et du recrutement étudiant

514 396-8800, poste 7893

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