Partenariat avec Ingénieurs Sans Frontières Québec

L’ÉTS et ses partenaires s’impliquent pour améliorer l’accès à l’oxygène au Bénin

18 décembre 2020
Travailleur de la santé au Bénin qui pratique des gestes médicaux sur un enfant
(Crédit : ISFQ)

Désirant faire leur part pour aider les pays vulnérables à faire face à la pandémie, deux chercheurs de l’ÉTS offrent leur expertise afin de faciliter l’accès à de l’oxygène thérapeutique au Bénin, en partenariat avec Ingénieurs Sans Frontières Québec (ISFQ). 

Les professeurs Henri Champliaud et Mohammad Jahazi, du Département de génie mécanique, sont impliqués dans le Projet OXYGÈNE, dont l’objectif principal est d’améliorer l’accès à l’oxygène dans six hôpitaux desservant près des trois quarts de la population de ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Le Dr Selim Rashed (Université de Montréal) et la Dre Nicole Rouvinez-Bouali (Université d’Ottawa), qui sont les initiateurs de ce projet, font aussi partie de cette équipe qui travaille depuis plusieurs années à la supervision de groupes d’étudiants en projet de fin d’études afin de mettre en place la meilleure stratégie d’intervention au Bénin.

L’accès à l’oxygène, indispensable pour traiter les patients atteints de la COVID-19, est restreint au Bénin. Les hôpitaux ont donc recours à des concentrateurs d’oxygène, un équipement médical portatif qui, en séparant l’azote de l’air ambiant, permet d’augmenter le pourcentage d’oxygène dans l’air fourni à un patient. Ces appareils se transportent facilement et favorisent une alimentation stable en oxygène, en plus de se révéler abordables pour les établissements à budget modeste. 

À l’heure actuelle, la chaleur, l’humidité et la poussière affectent l’efficacité des concentrateurs. L’ÉTS et l’équipe de projet d’ISFQ cherchent ainsi à favoriser non seulement un meilleur accès à des concentrateurs d’oxygène à durabilité augmentée en facilitant leur entretien et leur réparation, mais aussi en mettant en place des formations pour le personnel et en lui fournissant les outils, les pièces et les installations nécessaires. Le renforcement de capacités techniques et médicales favorisera la création de nouveaux emplois et améliorera considérablement la qualité des soins de santé au Bénin.

Ce projet d’envergure a été retenu par le ministère des Relations internationales et de la Francophonie, comme annoncé en novembre dernier, dans le cadre de son Plan de soutien aux organismes de coopération internationale. L’ÉTS et l’ISFQ s’imposent donc comme des acteurs québécois importants dans la lutte contre la pandémie et ses effets auprès des communautés plus vulnérables. 

Très heureuse de contribuer à ce projet, l’ÉTS invite toute sa communauté à contribuer à la collecte de fonds sur le site d’ISFQ.

Au cours de la dernière année, l’École a pris une part active dans le combat contre la propagation de la COVID-19 ici même, au Québec. Dès le début de la crise, l’ÉTS et divers partenaires ont proposé un service d’impression 3D et contribué à produire du matériel de protection destiné au personnel soignant, en attendant que les fournisseurs habituels soient en mesure de suffire à la demande. Des équipes de chercheurs travaillent également, à l’heure actuelle, à concevoir des filtres plus performants pour les masques N95. Une dizaine de projets en cours à l’École visent à développer des solutions pour répondre aux nombreux défis posés par la pandémie.

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