Une affaire de passion

Diplômé en génie civil au Liban, c’est sur les froides contraintes thermiques que subissent les ponts que Mohamad Nassar, ing., exerce son expertise au Québec.

3 août 2020

Cet article, écrit par Valérie Levée, a été initialement publié dans l'édition juillet-août 2020 de la revue Plan de l'Ordre des ingénieurs du Québec.

Mohamad Nassar

Intéressé par les travaux publics dès le secondaire, Mohamad Nassar s’est naturellement inscrit au baccalauréat en génie civil à la Faculté de génie de l’Université libanaise, mais il avait aussi un autre rêve. «Dès ma première journée à l’Université libanaise, en voyant le professeur, je me suis dit qu’enseigner le génie était ce que je voulais faire, se souvient-il. Il me fallait donc une maîtrise et un doctorat en recherche.» À l’Université libanaise, le baccalauréat se déroule sur cinq ans, et il est possible de le jumeler à une maîtrise au cours de la dernière année. Sa quatrième année achevée, Mohamad Nassar est accepté par l’École centrale de Nantes, en France, pour faire une maîtrise en génie.

VERS DES PONTS INFAILLIBLES

À cheval sur le génie civil et les calculs de probabilités, son projet de recherche de maîtrise consistait à estimer un paramètre à partir de plusieurs techniques de mesure et surtout à donner une fiabilité de l’estimation. Par exemple, plusieurs tests non destructifs, comme la propagation des rayons X, peuvent fournir des données pour estimer le taux d’humidité dans un mur en béton. La méthode dite de fusion des données permet de combiner ces données, issues des différents tests, pour mieux estimer le taux d’humidité. Au-delà de l’estimation, il faut aussi connaître la fiabilité de la méthode. Autrement dit, déterminer si la méthode de fusion des données a une bonne fiabilité pour estimer le taux d’humidité dans le béton du mur.

Toujours dans l’optique de devenir professeur, il commence en 2016 un doctorat à l’ÉTS, à Montréal, au sein de l’équipe de développement et recherche en structure et réhabilitation (DRSR), sous la direction des professeurs Lotfi Guizani, ing., et Marie-José Nollet, ing. Il s’attaque alors à la recherche sur les isolateurs sismiques (IS) à la base des ponts à basse température. Constitués essentiellement de caoutchouc, ces IS sont utilisés pour protéger les ponts des secousses sismiques, mais quand le thermomètre descend à – 30 °C, le caoutchouc durcit et ses propriétés changent. Les concepteurs des ponts avec IS peuvent alors surestimer ce changement de propriétés qui peut se produire simultanément avec le séisme. La recherche de Mohamad Nassar consistait à optimiser la conception des ponts avec IS selon une approche probabiliste incluant l’effet de la basse température.

Rendez-vous sur le site de l'OIQ pour lire l'intégralité de l'article : Revue Plan de juillet-août 2020

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