Les clubs étudiants de l'ÉTS : déterminés à être les meilleurs !

Pas de pause quand on vise le podium!

9 septembre 2020

Les organisations étudiantes de l’ÉTS n’ont pas pris de pause depuis l’annonce de la pandémie mondiale! Pour en faire la preuve, j’ai rencontré quatre membres de clubs scientifiques ayant poursuivi leurs activités et le constat est généralisé : les organisations étudiantes de l’ÉTS déploient autant d’efforts (sinon plus!) depuis mars afin de continuer à se positionner comme leaders. Bien qu’ils n’aient pas eu accès à leurs ateliers ni à leurs prototypes durant plusieurs mois, les étudiants ont participé à des compétitions qui ont eu lieu de façon virtuelle, une toute nouvelle réalité à laquelle les clubs ont dû s’ajuster.

Survolons les derniers mois de quatre organisations étudiantes de l’ÉTS : S.O.N.I.A (Système d’Opération Nautique Intelligent et Autonome), Formule SAÉ (voiture de course électrique), BAJA ÉTS (véhicule tout-terrain) et OMER (sous-marin à propulsion humaine) et voyons comment celles-ci demeurent des aspirantes aux grands honneurs! 
 

Qu’est-ce qui a changé depuis l’annonce de la fermeture du campus et l’interdiction d’utiliser vos ateliers? 

Émilie Demers-Morin de S.O.N.I.A : « Nous n’avons eu d’autres choix que de s’attaquer à nos façons de faire et à nos mauvaises habitudes », dit-elle à la blague. « Nous avons formé des équipes de travail qui se rencontraient toutes les semaines pour avancer sur leurs projets respectifs. Évidemment, nous étions habitués de nous retrouver à l’atelier, ça allait de soi. Durant la période de compétition, plus personne n’avait accès, nous devions nous concentrer sur la portion technique de notre travail. »

Alexandre Plouffe, capitaine du club O.M.E.R, me confirme que tout le travail a dû être repensé. « Chez OMER, nous avons recréé les postes de travail virtuels pour que les membres puissent utiliser les logiciels que l’École met à notre disposition en temps normal. Comme la compétition s’est tenue uniquement en ligne, la portion de la présentation technique valait pour beaucoup plus de points. Au sein du club, nous avons donc adopté une gestion agile, axée sur l’amélioration continue, l’adaptation aux changements et en mettant nos objectifs au cœur du projet. » Julien Rhéaume de BAJA ÉTS et Megan Dare de Formule ÉTS confirment. 

Ce qui est ressorti de mes discussions avec les quatre membres, c’est que les ateliers sont le point central des réalisations de tous les clubs. C’est de là que naissent les innovations, la chimie d’équipe et la concrétisation de tout le travail théorique. « Nous avons de la chance d’avoir ces espaces dans le nouveau pavillon D. Nous utilisons des appareils à la fine pointe de la technologie. C’est sûr que c’est partie intégrante de notre quotidien, donc c’est difficile pour des gens manuels comme nous de ne pas avoir eu accès à tout ça » soulignait Alexandre Plouffe. 
 

Parlez-moi un peu de vos compétitions

« De notre côté, il y avait trois parties », me dit Megan Dare, capitaine du club Formule ÉTS. « La première concernait la simulation de création d’une entreprise autour du bolide, comprenant la création d’un produit, la marchandisation de celui-ci, la mise en marché et la présentation à de potentiels investisseurs. La deuxième partie consistait en la présentation financière du véhicule, du prix de ses composantes, de son impact sur l’environnement ainsi qu’une analyse comparative avec les autres présentateurs. La troisième portion était la présentation esthétique de la formule. »

« Ce qui a été décevant pour nous dans toute cette situation, c’est que nous avions pratiquement terminé la fabrication de notre véhicule tout-terrain », m’indique Julien Rhéaume, membre de BAJA ÉTS. « Quand nous avons appris que la compétition physique était annulée, nous avons redoublé d’efforts pour remettre un cahier technique sans faille : rapport de vente, rapport statique, rapport de simulation du véhicule ainsi que la portion innovation. Comme BAJA ÉTS était un des seuls tout-terrain à avoir implanté des capteurs de performance l’année dernière, nous avions des données nous permettant de bien analyser ce qu’il y avait à améliorer sur notre véhicule. Aussi, étant dans le top 10 mondial, nous avons l’obligation d’apporter une innovation à notre véhicule année après année, c’est un défi constant. »

« La compétition RoboSub à laquelle le sous-marin S.O.N.I.A. participe était ardue. Nous devions remettre un rapport détaillé et nous faisions en fait de la vulgarisation scientifique » explique Émilie Demers-Morin. « Dans ce rapport, nous devions décliner chaque étape de la compétition, comme si nous y étions. On doit détailler les composantes du sous-marin, leur utilité, leur faiblesse, notre système électrique et de propulsion. Évidemment, il manque la partie live, c’était ça le plus excitant, aller à San Diego en équipe! »  

Quels sont les plus grands défis auxquels vous avez fait face? 

« Évidemment, les deux trucs les plus difficiles ont été la communication et l’esprit d’équipe selon moi » dit Megan Dare, capitaine de Formule ÉTS. « Avant la pandémie, nous étions toujours rassemblés à l’atelier, c’est ça la magie des clubs étudiants de l’ÉTS. On est une grande famille qui se retrouve autour d’une même passion. Il ne faut pas oublier que c’était notre année de transition d’un moteur au gaz vers l’électrique. C’était déjà une année de renouveau, admettons que la pandémie n’est pas venue aider. » 

Le défi résidait dans l’esprit d’équipe, selon Julien Réhaume de BAJA ÉTS. « Des nouveaux voulaient s’impliquer, mais c’était difficile de leur faire vivre ce qu’est un club à l’ÉTS dans ce contexte. L’important pour nous, c’était de continuer à créer un sentiment d’appartenance fort envers BAJA et l’ÉTS. Ce qu’on appelle dans le club : l’esprit BAJA! » 

Pour Alexandre Plouffe de OMER, c’était plutôt au niveau du recrutement qu’il voyait un défi. « Nous voulions recruter pour les prochaines années, mais la situation nous a ralentis. Nous ne pouvions pas montrer les espaces incroyables que nous avons. Nous n’arrivions pas à rejoindre les gens comme nous le faisions avant la COVID. On a dû trouver des façons d’intéresser de nouveaux membres à se joindre à nous et tenter de leur faire vivre la chimie de notre club malgré tout ! 
 

Pourquoi c’était important pour vous de continuer à vous impliquer et quand même compléter vos compétitions? 

« Depuis la création de la compétition à laquelle S.O.N.I.A participe, l’ÉTS fait bonne figure. Nous voulions continuer à faire notre marque, être reconnus et montrer que peu importe la situation, nous sommes compétents et passionnés. C’était aussi une parfaite occasion pour travailler de façon plus stratégique et d’établir de bonnes bases pour les prochaines années. » 

« Au sein de la Formule ÉTS, nous avons profité de cette période pour faire du transfert de connaissance. Nous avons rédigé en équipe un guide pour montrer l’évolution du club depuis plusieurs années. De cette façon, nous pourrons amener de la durabilité dans nos façons de faire. On est certain de ne pas répéter des erreurs du passé et c’est facile de présenter le club à des membres potentiels. »

« Pour BAJA ÉTS, c’est la fierté de faire partie de l’ÉTS, plus particulièrement du groupe select des membres d’une organisation étudiante de l’ÉTS; et encore plus particulièrement le groupe très select des meilleurs au monde. Nous allons en compétition pour maintenir notre réputation. C’est aussi une façon d’utiliser ce qu’on apprend, ce qu’on pratique à l’école pour démontrer notre leadership. S’impliquer dans un club à l’ÉTS, c’est tout simplement gratifiant ! Apprendre et enseigner aux nouveaux, en quelque sorte, c’est notre façon de faire profiter de notre expérience. » 

« Le sentiment d’appartenance! Chez OMER, on est une grosse gang de chums! Donc, pour nous, c’était évident qu’il faille amener nos projets à terme. L’idée d’abandonner ou de ralentir la cadence n’était même pas dans les discussions. La chimie de l’équipe est très forte et nous n’avons eu aucun problème à travailler sur notre projet. En fait, on aurait aimé y travailler encore plus! » 

Après les entretiens que j’ai eus avec ces quatre passionnés, la conclusion a été sans équivoque :  les membres des organisations étudiantes de l’ÉTS font en sorte que l’École brille partout où elle passe. Les organisations étudiantes de l’ÉTS sont non seulement des groupes d’ambassadeurs hors pair, elles sont aussi une des fiertés de l’établissement. Un peu comme le principe de gestion qui dit « engagez les meilleurs et laissez-les faire leur boulot », les clubs étudiants de l’ÉTS donnent cette impression, celle que les étudiants consacrent temps et compétences pour s’améliorer et devenir ce qu’on pourrait appeler unE IngénieurE +. La fibre de la réussite dont l’ÉTS est si fière, les membres des organisations étudiantes l’utilisent pour prouver leur potentiel et démontrer l’éventail de leurs aptitudes. Dès l’annonce de la fermeture des ateliers, les clubs ont redoublé d’efforts pour s’assurer que leur impact continuerait de se faire ressentir. En s’adaptant, en travaillant à de nouvelles méthodologies du travail, en préparant les futures compétitions et en n’abandonnant pas, la preuve était faite : les organisations étudiantes de l’ÉTS sont dévouées et destinées aux podiums! 
 

Résultats aux compétitions virtuelles : 

OMER :
6e au European internartional subrace 

BAJA :  
9e au SAE Arizona 
7e au SAE Louiseville
10e au SAE Illinois     

S.O.N.I.A. :
20e au classement total et 5e au classement pour le site internet 

FORMULE :
N/A

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Pour plus d'informations:
Yan Sasseville 
Service des communications 

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