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2016  

L’aérospatiale et la 4e révolution industrielle

AÉROÉTS aide les PME à prendre le virage

29 septembre 2016
L’ÉTS est à l’avant-garde des universités canadiennes avec la mise en place d’un programme spécialisé en industrie 4.0 appliquée à l’aérospatiale
La quatrième révolution industrielle : elle génère à la fois les rêves les plus fous et les scénarios les plus pessimistes, notamment sur le plan de l’emploi. Aucune industrie, pas même celle de l’aérospatiale, n’est à l’abri de cette révolution dominée, entre autres, par l’essor de l’infonuagique, des données massives et de l’intelligence artificielle. Pour aider les PME québécoises à prendre ce virage, l’École de technologie supérieure (ÉTS) vient de lancer «  Aérospatiale 4.0 », un programme intégré de recherche, d’enseignement et de formation.

« L’ÉTS est à l’avant-garde des universités canadiennes avec la mise en place d’un programme spécialisé en industrie 4.0 appliquée à  l’aérospatiale », explique avec fierté Hany Moustapha, professeur au Département de génie mécanique de l’ÉTS et directeur d’AÉROÉTS, l’entité qui regroupe les forces vives de l’institution en matière d’aérospatiale. 

Ce programme s’inscrit tout à fait dans l’esprit de la Stratégie québécoise de l’aérospatiale 2016-2026, présentée en mai dernier par le gouvernement du Québec. On y indique que des initiatives doivent être lancées pour accompagner les entreprises québécoises dans ce virage.

« C’est vrai que tous les efforts doivent être déployés pour préserver la compétitivité de l’industrie aérospatiale. Celle-ci occupe une place stratégique au sein de l’économie québécoise avec ses 40 000 emplois, ses 200 entreprises et ses ventes annuelles de 15,5 milliards de dollars », rappelle le directeur d’AÉROÉTS.

 « Malgré une utilisation accrue de la robotique et de l’informatisation, plusieurs études démontrent que nous connaîtrons une augmentation nette des emplois pendant cette 4e révolution industrielle. Le défi consistera cependant à conserver les effectifs, à revoir les modèles organisationnels, à procéder à un recrutement stratégique et à planifier les besoins en main-d'œuvre », explique Hany Moustapha.

Bref, comme la robotisation occupe une place importante dans l’industrie aérospatiale 4.0, il faut former le personnel qui concevra les robots, mais aussi celui qui aura à les programmer, à les superviser, à les réparer et à les entretenir.

Pour aider les travailleurs à développer cet éventail de compétences, l’ÉTS a conçu des séminaires et des formations continues de courte durée. Ainsi, les gestionnaires, les ingénieurs, les techniciens et les ouvriers de l’aérospatiale peuvent s’inscrire dès maintenant à des formations qui auront lieu en novembre. Celles-ci traiteront notamment de l’intelligence artificielle, de la robotique collaborative, de la fabrication additive et la sécurité des mégadonnées.

La recherche branchée sur les besoins de l’entreprise  4.0. 

Tous les enjeux liés aux fonctions de l’entreprise peuvent aussi être scrutés dans le cadre du volet recherche d’ « Aérospatiale 4.0 », qu’il s’agisse du numérique, de la simulation et de l’intégration de la conception, de la fabrication, de l’entretien et de la chaîne d’approvisionnement, du service à la clientèle ou des ressources humaines. 

« Nos chercheurs peuvent notamment évaluer le degré de maturité d’une entreprise et déterminer les étapes qu’il lui reste à accomplir pour atteindre le statut d’entreprise 4.0. », illustre Hany Moustapha.  Les experts de l’ÉTS peuvent aussi aider une entreprise à faire face à un enjeu particulier, au moyen d’un projet de recherche, par exemple.
« Je crois qu’un travailleur et qu’une PME trouveront chez nous tous les outils dont ils ont besoin pour faire face à cet important changement de paradigme », conclut Hany Moustapha.

Et comment!  Avec ses 56 professeurs, ses 1 000 étudiants, ses 70 partenaires industriels ainsi qu’avec ses 14 laboratoires et ses 10 chaires de recherche,  AÉROÉTS est à la fine pointe de l’innovation en aérospatiale. Il est donc difficile de trouver mieux.

 Hany Moustapha ETS
Hany Moustapha, directeur d’AÉROÉTS et professeur
au Département  de génie mécanique de l’ÉTS. 


Pour information
Service des communications ÉTS
Chantal Crevier
514 396-8800, poste 7893

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