Gala d’excellence en recherche et en enseignement

SmartD Technologies reçoit le Prix de l'entreprise du Centech la plus prometteuse

25 avril 2022

Lors du Gala d’excellence : recherche et enseignement, qui s’est tenu le 14 avril dernier à l’École de technologie supérieure (ÉTS), le Centech a décerné le Prix de l’entreprise la plus prometteuse à SmartD Technologies. Voici le récit d’une entreprise qui compte révolutionner le secteur des variateurs de vitesse pour moteurs électriques.  

À droite, le directeur général du Centech Richard Chénier, accompagné de l'équipe de SmartD Technologies
À droite, le directeur général du Centech Richard Chénier, accompagné de l'équipe de SmartD Technologies

Simon Caron et Simon Leblond, les deux premiers fondateurs de SmartD Technologies, n’ont pas froid aux yeux : ils ont choisi de s’attaquer à un marché reconnu pour son conservatisme, celui des variateurs de vitesse pour moteurs électriques. « Près de 70 % des parts de marché sont entre les mains de dix gros joueurs », explique Simon Leblond.  Ces entreprises, qui se partagent un marché estimé à plus de 20 milliards de dollars, évoluent très lentement. À un point tel qu’aucune innovation d’envergure n’a percé dans ce domaine au cours des 15 dernières années.

Les deux compères de longue date – ils se connaissent depuis l’adolescence – ont donc choisi de secouer les puces du secteur en créant SmartD Technologies. Les moteurs électriques sont énergivores : ils consommeraient 46 % de l’énergie électrique mondiale. Il faut dire qu’on les retrouve dans plusieurs commodités de la vie moderne : les escaliers mécaniques, les pompes à eau, les compresseurs et la ventilation, pour n’en nommer que quelques-uns. Or, en améliorant les variateurs de vitesse, il serait non seulement possible de les rendre moins dommageables pour les moteurs, mais également de réduire leur consommation électrique.

Il faut dire que les deux cofondateurs n’en sont pas à leurs premiers pas en matière d’entrepreneuriat. Ils ont lancé deux autres entreprises avant SmartD. La première entreprise leur a permis de faire leurs armes dans le domaine entrepreneurial, tandis que la seconde, spécialisée dans les contrôleurs de bâtiment, a pu être vendue à une multinationale. Ils sont restés près de cinq ans au sein de la multinationale en tant que salariés. Un beau jour, le virus de l’entrepreneuriat les a rattrapés.

La suite s’est déroulée sur des chapeaux de roue. « J’ai téléphoné au directeur général du Centech, afin d’en savoir plus sur le programme de démarrage d’entreprises. C’est à ce moment que j’ai appris que le concours de la prochaine cohorte se terminait la journée même. Nous avions quatre heures pour monter notre dossier », se rappelle Simon. Il faut croire que leur dossier était très convaincant et bien documenté, car ils ont finalement été admis à la cohorte. Deux autres fondateurs se sont alors joints à eux : Jonathan Brodeur et Jean-Marc Legrand.

La jeune pousse est aujourd’hui suffisamment mûre pour voler de ses propres ailes. S’appuyant sur une vingtaine d’employés, SmartD Technologies a choisi de s’établir non loin de l’ÉTS, à l’angle des rues Guy et Notre-Dame afin de poursuivre ses collaborations avec Kamal Al-Haddad du Groupe de recherche en électronique de puissance et commande industrielle (GREPCI) de l’ÉTS.

Dans leurs rêves les plus fous, SmartD Technologies créerait une rupture dans le marché des variateurs de vitesse. « Il y aurait un "avant" SmartD Technologies et un "après" », conclut Simon Leblond.

Chantal Crevier

Service des communications et du recrutement étudiant

514 396-8800, poste 7893

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