Une œuvre d’art du campus de l’ÉTS au festival MUTEK

Le Circuit de Bachelard, oeuvre luminocinétique au coeur du campus ÉTS, inclus à la programmation du festival MUTEK 2021.

14 septembre 2021

Bien connue pour la formation et la recherche en génie de pointe qu’elle abrite, l’École de technologie supérieure n’est pas en reste quant à l’offre artistique de son campus. Parmi les nombreuses œuvres d’art publiques que l’on peut voir à l’ÉTS, le Circuit de Bachelard vaut certainement le détour! Cette installation interactive hors du commun figure d’ailleurs à la programmation 2021 du festival international de créativité numérique et musiques électroniques de Montréal, le MUTEK.

L’œuvre luminocinétique née en 2014 est le fruit de la collaboration entre Jean Dubois et Ghyslain Gagnon, ainsi qu'une équipe dédiée et hautement créative formée de Sébastien Rompré, Jean-Philippe Côté, Katherine Ste-Marie et Sébastien Langevin. La paire cherchait à représenter le fait que les ingénieurs, et les scientifiques en général, doivent faire preuve de créativité pour innover.

« Comment peut-on symboliser ce qui se passe dans la tête d'un ingénieur qui doit trouver des solutions à des problèmes complexes, tout en faisant preuve de rigueur et en utilisant son bagage de connaissances techniques? » - Ghyslain Gagnon

Pour apprécier à sa juste mesure le Circuit de Bachelard, il faut se rendre sous terre, car il est situé dans le tunnel reliant les pavillons A et B du campus ÉTS.

Cet étrange assemblage d’éléments électrotechniques lumineux rend hommage au trajet intellectuel du philosophe Gaston Bachelard (1884-1962). Entrelaçant des idées avant-gardistes sur la raison et l’imagination, Bachelard a contribué à inspirer un modèle de société profondément marqué par la créativité scientifique et artistique. Cette œuvre collective a été réalisée dans le cadre du 40e anniversaire de l’École de technologie supérieure de l’Université du Québec.

Jean Dubois

Jean Dubois est professeur à l'École des arts visuels et médiatiques de l'Université du Québec à Montréal. Il aborde l'art dans la sphère publique avec des installations médiatiques se présentant sous la forme de monuments instables dont la forme est généralement aléatoire et interactive. Il est particulièrement préoccupé par l'expérience corporelle et multisensorielle du spectateur qu'il met en scène par la posture, le toucher ou le souffle afin de produire, notamment, une intimité amplifiée.

Ghyslain Gagnon

Professeur de génie électrique à l’École de technologie supérieure (ÉTS) et doyen de la recherche, Ghyslain Gagnon s’intéresse au développement et à la combinaison de techniques avancées de traitement de signal, de microélectronique et d’intelligence artificielle. Ses champs d’intérêt sont variés, comme en témoignent ses nombreuses contributions scientifiques.

Toutes les nouvelles