Programme de l’expérience québécoise (PEQ)

L’ÉTS unit sa voix au BCI : en faire plus pour les étudiants internationaux

22 juin 2020

L’ÉTS unit sa voix à celle des autres universités, représentées par le Bureau de coordination interuniversitaire (BCI), et qui a fait connaître sa position devant la nouvelle version du projet de règlement du Programme de l’expérience québécoise (PEQ) dévoilé le 28 mai dernier par le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) du Québec.

L’ÉTS reconnaît que certaines recommandations du milieu de l’enseignement supérieur ont été retenues et ont permis de faire évoluer la réflexion depuis la version du programme de novembre 2019, comme la décision de favoriser un système de sélection basé sur le niveau de compétence et l’expérience de travail au Québec plutôt que sur une liste de programmes. Rappelons que le programme de doctorat et plusieurs programmes de maîtrise de l’ÉTS ne figuraient pas à la liste des programmes admissibles de l’ancienne version du PEQ.

Parmi les recommandations soulignées par le BCI et les pistes d’amélioration proposées, l’ÉTS appuie plus fortement celles concernant la clause de droits acquis, la reconnaissance de l'expérience de travail et de stage rémunéré ainsi que celle du maintien du délai de traitement accéléré.

Clause de droits acquis

Pour conserver le lien de confiance avec les étudiants qui ont choisi de venir étudier au Québec, et pour tenir la promesse faite par le MIFI en novembre dernier, il est nécessaire que tous les étudiants actuels, ainsi que ceux devant commencer à l'automne 2020, bénéficient d'une clause de droits acquis afin de pouvoir se prévaloir du PEQ dans sa forme actuelle; cette clause ayant été écartée de la nouvelle mouture du Programme.

Reconnaissance de l’expérience de travail et de stage rémunéré

En effet, la nouvelle version du règlement exige une expérience de travail significative entre 12 et 24 mois selon les programmes. La mise en place d’une mesure d’assouplissement afin de reconnaître l’expérience de travail acquise durant les études, à temps partiel, ainsi que durant les stages rémunérés, et ce, jusqu’à 36 mois avant le dépôt de la demande mettrait davantage en valeur le caractère attrayant du PEQ. L’ÉTS s’inscrit dans cette perspective, car elle représente l'établissement d'enseignement supérieur qui offre le plus grand nombre de stages en génie au Québec. Les stages font partie intégrante des programmes de baccalauréat. Ils sont obligatoires, rémunérés et effectués en entreprise.

Maintien du traitement accéléré

L’attractivité et l’essence du PEQ résident dans sa formule accélérée qui permet, collectivement, de retenir les talents. Allonger les délais de traitement du CSQ jusqu’à six mois diminue la compétitivité du Québec puisque d’autres programmes canadiens favorisent un accès à la résidence permanente en moins de six mois. Selon la proposition actuelle du PEQ, ce délai irait au-delà de 30 mois pour un diplômé du Québec. Il serait raisonnable de revenir à un délai de traitement des demandes en 20 jours, comme il était possible auparavant.

Déployer des modalités conviviales, facilitantes et accueillantes pour les étudiants internationaux qui choisissent le Québec pour leurs études supérieures, pour leur carrière et pour leur milieu de vie contribuent à bâtir les assises économiques du Québec de demain. La venue des étudiants internationaux chez nous constitue une richesse inestimable dont les industries, les entreprises et la société ont grandement besoin.

Source :
Service des communications
514 396-8410

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