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2017  

Fan de sciences

Augmenter la présence des femmes en génie

12 juin 2017
Plusieurs études démontrent que les entreprises qui comptent plus de femmes sont mieux gérées, font davantage de profits et sont plus innovantes. Et comme l’innovation est un pilier important de la croissance économique, nous avons intérêt à ce que les femmes soient bien représentées dans tous les domaines technologiques et scientifiques. Or, seulement 18 % des nouveaux diplômés en génie sont des femmes. L’École de technologie supérieure (ÉTS) a décidé de mettre l’épaule à la roue en lançant Fan de sciences, un séjour d’immersion scientifique qui se tient à l’ÉTS cette semaine et permettra à une quarantaine de cégépiennes de se familiariser avec la profession d’ingénieur.

Inciter les jeunes femmes à se tourner vers le génie est d’autant plus important que le Québec aura besoin d’une main-d’œuvre qualifiée et suffisamment nombreuse pour relever les nombreux défis de l’innovation. En génie seulement, on estime que le Canada devra combler 95 000 emplois d’ici 2020.

pierre dumouchel 
Pierre Dumouchel, directeur général de l'ÉTS, au lancement de Fan de sciences, le 12 juin dernier.


Il est important de rappeler que l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ) et Ingénieurs Canada ont mis en place diverses initiatives pour majorer à 30 % la représentativité des femmes d’ici 2030. Pour atteindre cet objectif, il faut viser plusieurs fronts : l’environnement social et familial ainsi que les milieux scolaire et professionnel.

Cela dit, pourquoi les jeunes femmes boudent-elles le génie? Bien que les motifs soient nombreux, il semble que celles-ci soient plus enclines à choisir une profession qui leur permettra d’aider et d’être utiles à la société. Or pour elles, le génie ne fait pas partie de cette catégorie.

« Il faut changer cette perception, car elle est fausse. Et c’est ici que nous entrons en jeu : comme nous formons 25 % des ingénieurs québécois, nous sommes bien placés pour démystifier la profession », a rappelé le directeur général de l’ÉTS, a expliqué M. Pierre Dumouchel, directeur général de l’ÉTS, lors du lancement qui a eu lieu le 12 juin dernier. Mme  Kathy Baig, présidente de l’Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ), et Mme Anick Tremblay, directrice principale, Expertise, chez Hydro-Québec, y ont participé à titre de conférencières.

Ainsi, du 12 au 16 juin, quarante jeunes femmes d’une douzaine de cégeps et collèges  créeront des prototypes, feront des manipulations en laboratoire et rencontreront des ingénieures et des chercheuses en génie. Elles pourront ainsi constater que les ingénieurs aident leurs semblables et qu’ils sont utiles et même indispensables à la société, tout comme le sont les médecins, les travailleuses sociales, les infirmières et les enseignantes… Au moment de choisir une carrière, elles pourront donc opter pour la profession d’ingénieur – ou la rejeter – en toute connaissance de cause.

À propos de Fan de sciences

Fan de sciences a été créé par l’ÉTS pour encourager les étudiantes en sciences de la nature à poursuivre leurs études en génie. La première édition est plus qu’encourageante : plus de 80 cégépiennes se sont inscrites au programme qui ne pouvait accueillir que 40 participantes. Toutes les participantes recevront une bourse de 750 $ à la fin de leur séjour.

Tout indique que le programme sera reconduit en 2018 et en 2019 : au terme de ces trois éditions, l’ÉTS aura aidé plus de 200 jeunes femmes à démystifier la profession d’ingénieur.

conferencieres 
Mme Katy Baig, présidente de l'Ordre des ingénieurs du Québec (OIQ), et Mme Anick Tremblay, directrice principale, Expertise, chez Hydro-Québec, répondent aux questions des cégépiennes. Mme Dominique Piotte, ingénieure et maître d'enseignement à l'ÉTS, agissait à titre de maître de cérémonie lors de l'activité de lancement de Fan de sciences.  




Pour information
Chantal Crevier
Conseillère en communications, ÉTS 
514 396-8800, poste 7893

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