ÉTS : Portrait : Véronique François
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2016  

Portrait : Véronique François

L'optique dans les ordinateurs

11 janvier 2016
Véronique François est professeure au Département de
génie électrique depuis 2003.
Les avancées dans le domaine des fibres optiques, des dispositifs photoniques et des circuits optoélectroniques ont révolutionné l’univers des télécommunications. Un autre progrès majeur se dessine, dans lequel la fibre optique, plus dense que jamais, jouera un rôle prépondérant. Et Véronique François, chercheuse à l'ÉTS,  n’est pas étrangère à son avènement.

Accroître la densité spatiale

Certaines tâches qui nécessitent une formidable puissance de calcul, comme les prévisions météorologiques, l’étude du climat ou la modélisation moléculaire, sont réalisées par des superordinateurs. Ces machines de haute performance contiennent de très nombreux cœurs qui doivent être reliés entre eux par ce qu’on appelle les « interconnexions ». Traditionnellement faites de cuivre, elles sont aujourd’hui remplacées par des interconnexions optiques. Mais si ces dernières sont parfaites pour les communications entre boîtiers, elles demeurent trop grosses pour les circuits électroniques.

Des fibres microstructurées à cœurs multiples

Pour résoudre ce problème de taille, Véronique François cherche à augmenter la densité spatiale des interconnexions en travaillant avec des fibres microstructurées à cœurs multiples plutôt qu’avec des fibres optiques conventionnelles. Il s’agit de fibres dotées de plusieurs guides d’ondes pouvant transmettre les données en parallèle.

La fibre monomode

Une autre avenue explorée par Véronique François est celle de l’intégration de la fibre optique monomode dans les interconnexions optiques, lesquelles fonctionnent actuellement avec des fibres multimodes qui ne permettent pas la transmission des données sur plus 500 mètres. Avec la croissance phénoménale de la quantité de données, certains gros noms de l’industrie – Facebook et Google, entre autres – demandent des liaisons pouvant couvrir jusqu’à 2 000 mètres pour raccorder leurs gigantesques parcs informatiques.

À l’heure actuelle, on en est encore au stade de la recherche. Toutefois, selon Véronique François, les fibres microstructurées et multicœurs feront leur apparition d’ici cinq ans, annonçant une nouvelle révolution technologique.

Comment franchir de grands espaces en peu de temps? Avec la fibre optique, Véronique François a trouvé la voie la plus rapide. Elle a cependant déjà envisagé un moyen plus traditionnel, plus romantique aussi de se jouer des distances  : piloter des avions de ligne long-courrier.

« Tout se joue sur trois plans : distance, vitesse et densité.  »
 
 

Après avoir passé 11 ans comme chercheuse dans l’industrie bouillonnante des télécommunications optiques, Véronique François est, depuis 2003, professeure au Département de génie électrique de l’ÉTS. Ses champs d’expertise couvrent notamment la photonique, l’instrumentation optique, les fibres optiques, les interconnexions optiques et les commutateurs optiques configurables.
 

Pour information
Service des communications ÉTS
Chantal Crevier
514 396-8800, poste 7893

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