Projets


Projet CRIAQ AVIO-403

Le professeur Thibeault est le leader universitaire du projet CRIAQ AVIO-403 portant sur l’impact des radiations cosmiques sur les systèmes avioniques embarqués. Le professeur Jean-François Boland est également fortement impliqué dans le dossier, principalement au niveau du choix des architectures des systèmes avioniques et du développement d’une plateforme de simulation de fautes. Ce projet, dont le lancement officiel a eu lieu en mars 2009, regroupe sept professeurs provenant de trois universités : la Polytechnique de Montréal, l’Université du Québec à Montréal (UQAM) et l’ÉTS. Partenariats auxquels s’ajoutent les industriels suivants : Bombardier aéronautique, Thales France, MDA Corporation, l’Agence spatiale canadienne. Fait à noter, ce projet est jumelé à un autre projet en démarrage en France, impliquant plusieurs compagnies dont Thales et d'autres partenaires industriels. Le projet CRIAQ AVIO-403 a été lancé le 1er mars 2009.


Simulateur de système global de navigation satellite (GNSS)

Le professeur Kouki, en collaboration avec le professeur Belzile, et son équipe de recherche travaillant sur le projet de développement d’un simulateur GNSS (Global Navigation Satellite Systems) capable de simuler des constellations satellitaires GPS et Galileo ont accompli des grands progrès dans leurs travaux cette dernière année. Ce projet, financé par le CRSNG et la compagnie CMC Électronique en plus d’un appui de l’Agence spatiale canadienne, a permis de développer un premier prototype du simulateur qui intègre dans une seule plateforme physique trois coeurs : logiciel, traitement de signal en temps réel et circuiterie radiofréquence. Lors de démonstrations du simulateur en présence de représentants de CMC Électronique, de l’Agence spatiale canadienne et du Centre de recherche en communication (CRC), les présents ont manifesté leur grande satisfaction des travaux accomplis. M. Jim King, représentant du CRC, a même exprimé le potentiel économique à l’échelle du Canada d’un simulateur abordable basée sur le prototype en place. Des échanges préliminaires avec des compagnies spécialisées en équipement de test sont en cours afin d’évaluer le potentiel de transfert technologique et la rentabilisation économique des résultats de ce projet.


Transistors au nitrure de gallium (GaN)

En avril 2008, le professeur Kouki a soumis, à titre d’investigateur principal, une demande de subvention au programme stratégique du CRSNG. Cette demande porte sur la modélisation des transistors fabriqués à base d’un semi-conducteur fortement prometteur, le nitrure de gallium (GaN), et leur utilisation dans la conception et la réalisation de divers types d’amplificateurs. Les nombreux avantages offerts par ce semi-conducteur suscitent l’intérêt de différentes industries pour diverses applications. Ainsi, outre la collaboration du professeur Ghannouchi et son équipe à l’université de Calgary, ce projet implique la collaboration active de la compagnie Nortel Networks, intéressée par les amplificateurs de puissance à haut rendement énergétique, de l’Agence spatiale canadienne, intéressée par les applications spatiales de la technologie GaN et du fondeur américain Nitronex, qui s’intéresse à promouvoir l’utilisation de la technologie dans différents secteurs. En novembre 2008, le CRSNG a octroyé au professeur Kouki et son collaborateur une subvention importante sur trois ans. Les travaux de recherche ont depuis débuté et une entente permettant aux étudiants de l’ÉTS d’avoir accès aux infrastructures de test uniques à l’Agence spatiale canadienne dans le cadre de ce projet est actuellement en cours de finalisation.


Communications mobiles améliorées via le positionnement par satellite

Le positionnement par satellite, à l’aide du GPS ou autre, devient de plus en plus accessible à travers des terminaux dédiés ou encore dans des équipements de communication à multiples fonctions, tels que les téléphones cellulaires. En couplant la connaissance de l’emplacement d’un terminal de communication sans fil, obtenue à l’aide du GPS par exemple, avec l’information géographique sur la zone où il se trouve, il devient possible de communiquer plus efficacement en utilisant des antennes intelligentes. Cette thématique est le sujet d’une subvention de recherche octroyé au professeur Kouki à titre d’investigateur principal par le programme de recherche en équipe du FQRNT sur une période de trois ans. En collaboration avec le professeur Gagnon et le Dr. Basile Agba, chercheur à l’IREQ et professeur associé au département de génie électrique de l’ÉTS, le professeur Kouki espère démontrer les gains possibles à l’aide de cette technologie dans un contexte de communication tactique. Ce travail représente la continuité d’une collaboration entre ces trois chercheurs qui date de plusieurs années.


Duplexeurs miniatures

Depuis plusieurs années, le professeur Kouki oeuvre au développement d’une nouvelle technologie de duplexeurs. Ces dispositifs, qui permettent de transmettre des signaux très puissants à une fréquence tout en écoutant des signaux très faibles à une autre fréquence adjacente en utilisant une seule antenne, jouent un rôle important dans les systèmes de communication sans fil et se trouvent dans des milliards de téléphones cellulaires ainsi que de nombreux autres terminaux. Les travaux du professeur Kouki dans ce domaine ont menés à l’obtention d’un premier brevet et le dépôt de deux autres. Grâce à une première subvention du programme INNOV du CRSNG, des prototypes miniaturisés de ces nouveaux duplexeurs ont été réalisés. Cette année, une nouvelle subvention du même programme INNOV octroyé au professeur Kouki lui permettra, avec son équipe, d’atteindre un plus haut niveau de miniaturisation des duplexeurs grâce à l’exploitation de la fabrication tridimensionnelle qu’offre le nouveau procédé de prototypage en technologie LTCC récemment installé dans la salle propre du LACIME. Ces travaux intéressent d’ores et déjà la compagnie américaine TriQuint Semiconductors ainsi que la Montréalaise Mitec Telecom.


Expérimentations sur le terrain

L'unité mobile de COMunité a réussi haut la main ses premiers tests en juin 2008. En effet, nous avons pu aider Ultra Electronics à établir une liaison point à point de 32 Mbits sur une distance de 55km. Après ces premiers tests, une nouvelle série de tests étalés sur 3 jours (30-31 octobre et 5 novembre) a été effectuée avec le camion de la Chaire. Ces tests auront été réalisés dans des conditions variées : ligne de vue directe sur un site en Ontario au nord de Lancaster, milieu urbain autour de l’ÉTS et enfin milieu boisé au niveau d’un site proche de Mirabel.


Ces tests visent l’étude d’une communication WiMAX 802.16d ont été pratiqués en utilisant à la fois l’antenne directionnelle intégrée dans le module client et une antenne omnidirectionnelle acquise pour ces tests.

                          


Augmentation de la capacité du PocketSurfer2

Quand la division R&D de la compagnie DataWind Ltd., installée sur la rue René Lévesque à Montréal, a éprouvé des problèmes de couverture géographique avec leur produit PocketSurfer2, elle s’est tournée vers le professeur Kouki pour solliciter son aide à dépister et régler le problème. Le PocketSurfer2 est un produit conçu et développé à Montréal qui se vend à travers le monde et qui permet aux usagers de naviguer l’Internet en utilisant le service GPRS avec un terminal plus convivial qu’un téléphone cellulaire standard. Grâce son expertise, et aux infrastructures de pointes disponibles au LACIME, professeur Kouki a conseillé cette entreprise et l’a aidé à améliorer l’électronique interne du produit de sorte à augmenter considérablement la portée du PocketSufer2.


Technologie brevetée de cinéma 3D

La compagnie Sensio vient de se voir accorder par le US Patent and Trademark Office un brevet intitulé : « Process and system for encoding and playback of stereoscopic video sequences». Selon le président de Sensio, M. Nicholas Routhier, « l’obtention de ce premier brevet est un évènement majeur dans l’histoire de notre entreprise puisqu’il vient confirmer la légitimité et la solidité de notre propriété intellectuelle auprès des studios et manufacturiers et vient appuyer notre modèle d’affaires de ventes sous licence. Dorénavant, les clients et partenaires désirant utiliser la technologie SENSIOMD 3D pourront aller de l’avant en s’appuyant sur des bases solides et sur une propriété intellectuelle clairement définie, ce qui nous positionne favorablement face à la concurrence. Avec ce brevet en main et les développements récemment annoncés, nous croyons avoir significativement augmenté nos chances de devenir le standard de distribution 3D pour le marché consommateur ». Le professeur Thibeault est le second inventeur de ce brevet, qui est issu des travaux de collaboration dont le professeur Thibeault était le responsable.


Interface de cosimulation SimSyC

Le professeur Boland travaille au développement d’un mécanisme de cosimulation entre MATLAB/Simulink et SystemC appelée SimSyC. Le but premier de cette interface est de relier le niveau d'abstraction algorithmique aux niveaux inférieurs. De cette façon, il est possible de réutiliser les modèles hauts niveaux pour la validation et la vérification des modèles au niveau de l'architecture du système ou du transfert des registres. Le temps de développement des bancs d'essai est considérablement réduit par la réutilisation des modules d'analyse et de génération de données. L'utilisation de la librairie de blocs prévérifiés de Simulink augmente la qualité et l'efficacité du banc d'essai. De plus, SimSyC permet d'utiliser les librairies spécialisées ainsi que l'interface graphique de Simulink pour analyser de façon plus efficace le comportement d'un modèle SystemC. Les résultats expérimentaux sur trois études de cas ont démontré que le temps consacré à l'élaboration des bancs de test est réduit d'un facteur pouvant varier d’un à deux ordres de grandeur. De plus, SimSyC permet l'élaboration de stratégies de vérification à multi niveaux d'abstraction jusqu'ici irréalisable.