Objectifs

Les travaux de la Chaire contribuent à la capacité de projection et d'intervention des forces de sécurité dans un environnement difficile et hostile, où la priorité est d'établir un système de communication fiable afin de coordonner les efforts d'urgence (tremblement de terre, inondation, tsunami, attaque terroriste, intervention armée...). Dans ces situations d'urgence l'organisation des efforts est un élément crucial au succès des opérations.

Dans un contexte où les réseaux traditionnels sont dévastés, un réseau ad-hoc permettrait non seulement la mise en place d'un réseau de communication entre les services de sécurité, de secours et de santé, mais pourrait également établir des communications avec les civils, afin d'utiliser leurs appareils mobiles grand public comme moyen de communication. Une telle communication avec la voix et la vidéo aiderait à évaluer une situation rapidement et prendre la meilleure décision d'intervention possible.

Sur le schéma ci-dessous, nous avons par exemple un drone (b) et un centre de commandement (a) séparés d'une longue distance, et communiquant grâce à un avion sans pilote à haute altitude (c) servant de relais de communication. Le drone est équipé de senseurs pour détecter, entres autres, les signaux, la voix et la chaleur. Toutes ces données sont analysées (d) et permettent de détecter des personnes en détresse dans un véhicule en feu (e). Un contact voix-vidéo est alors établi entre le centre de commandement et l'appareil mobile des personnes en danger, afin d'évaluer la situation et d'apporter l'aide d'urgence nécessaire. Les exigences des réseaux de communication auxquelles les radios des services d'intervention doivent se soumettre sont très variées, en termes de fiabilité, de flexibilité, de propagation, de bandes de fréquences, de débit et de gestion du spectre.

L'ensemble des informations recueillies en direct sur le site et rapportées au centre de commandement permet de maximiser la connaissance, apportant ainsi une précieuse aide à la décision.